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30/12/2009

(Ma DVDthèque idéale) Cinq dramas canadiens des années 2000


Les séries canadiennes ont longtemps souffert en France d'une exposition relativement confidentielle. Si on a pu constater des progrès importants, notamment initiés avec la diffusion en prime-time de ReGenesis par Arte, il reste encore beaucoup à faire.

Si je ne connais malheureusement que de trop loin les productions de ce pays, voici cinq séries canadiennes de cette dernière décennie que j'accueillerais volontiers dans ma DVDthèque idéale.

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Charlie Jade (co-production avec l'Afrique du Sud) (Space, 2005)

Cette série, qui ne comporte qu'une seule saison, est un petit OVNI télévisuel qui mérite vraiment le détour. S'inscrivant dans le genre fantastique, elle met en place un univers sombre, exploitant habilement la thématique des mondes parallèles. Le héros, Charlie Jade, est un détective privé, vivant dans une vaste mégalopole industrielle, Cape City. A la suite d'une rencontre avec une jeune femme perdue, il va découvrir l'existence d'un univers où coexistent trois réalités (l'Alphaverse, le Betaverse et le Gammaverse), dont l'équilibre est sur le point d'être rompu par les actions d'une puissante entreprise de son monde, Vexcor Technologies. Charle Jade est une série déroutante et intrigante à plus d'un titre. A partir d'un budget minimal, elle parvient à créer une atmosphère inhabituelle, impossible à catégoriser, sur la forme comme sur le fond. En effet, la réalisation verse déjà dans l'originalité, exploitant filtres de couleur et cadrages étranges pour créer une impression diffuse de mystère, laquelle est renforcée par un style de narration relâché, qui donne à l'ensemble un ton presque poétique.
Avec quelques effets de style et une histoire complexe, la série réussit la surprise de parvenir à exercer une véritable fascination sur le téléspectateur, qui suit ces aventures avec curiosité, très intrigué. En somme, un OVNI télévisuel très particulier, à découvrir.

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Durham County (The Movie Network, 2007-..)

Durham County est une série policière atypique. Bien loin des formula show classiques, les enquêtes ne s'y succèdent pas au rythme saccadé d'une par épisode, mais, au contraire, les intrigues s'étalent, se complexifient et prennent progressivement toutes leurs dimensions. Dans l'atmosphère presque oppressante, voire étouffante, de Durham, sous ces poteaux électriques à perte de vue, nous suivons Mike Sweeney, un policier, qui emménage dans cette nouvelle ville au début de la série, accompagné d'une famille déjà très éprouvée par le cancer de sa femme, et avec l'espoir de repartir à zéro. A partir de cette base, Durham County va à merveille exploiter de solides scénarios, d'où ressort une ambiance pesante. Elle fascine également par l'esthétique de ses images, dominées par des couleurs froides, qui colle parfaitement au ton de la série.
La saison 3 de cette série trop méconnue est actuellement en préparation : une expérience téléphagique à tenter !

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Intelligence (CBC, 2006-2007)

Série sombre, elle nous plonge dans les rouages du crime organisé de la région de Vancouver, en s'intéressant tout particulièrement aux rapports étroits et parfois flous qu'entretiennent les autorités et les mafieux. Au milieu de ce champ de bataille urbain, où manipulation et infiltration règnent au sein même de chacun des camps, où tout se monnaye et où la clé du pouvoir réside dans la détention de parcelles d'information, Jimmy Reardon occupe une position prééminente au sein du crime organisé de Vancouver. A la suite d'un concours de circonstances, il va être amené à collaborer avec celle qui dirige la lutte contre le grand banditisme. Intelligence parvient à générer un microcosme complexe, où domine une étrange consanguinité. A la croisée des genres, policier, gangster et espionnage, cette série constitue une des belles réussites canadiennes de ces dernières années. Parmi les nombreuses têtes connues du casting, figure notamment Ian Tracey (Coroner DaVinci).

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ReGenesis (The Movie Network, 2004-2008)

"The future is here. Bioterrorism. Designer babies. Frankenfoods. Suddenly Humanity possesses the ability to play god. But is it progress-or madness? Will cutting-edge science be our salvation? Or our demise? The Pandora's box of biotech is wide open. Have we gone too far ?"

Cette série, qui se présente sous la forme d'un thriller scientifique, nous introduit au sein du Norbac, un organisme nord-américain créé pour étudier et faire face aux menaces biologiques et sanitaires que l'avancée des sciences, ou encore les attaques terroristes, font peser sur les sociétés occidentales. Tout en sensibilisant à divers enjeux actuels, la série amène à s'interroger sur les limites et l'utilisation des sciences. Son attrait réside dans le fait qu'elle parvient à conserver un équilibre entre les enquêtes scientifiques, menées par les membres d'une équipe bigarée et soudée, et leur vie personnelle. Progressivement, ReGenesis va d'ailleurs, au fil des saisons, de plus en plus s'intéresser à ses personnages, auxquels le téléspectateur s'est attaché. Tandis que la première saison avait constitué un vaste "toutélié" conspirationniste où tout s'emboîtait à la fin. Même si la qualité fluctue, l'intérêt du téléspectateur ne se dément pas pour cette série très intéressante, qui traite avec beaucoup de sérieux et de rigueur d'une thématique scientifique, insuffisamment exploitée à bon escient dans le petit écran.

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Slings & Arrows (The Movie Network, 2003-2006)

"To be, or not to be: that is the question : Whether 'tis nobler in the mind to suffer the slings and arrows of outrageous fortune, or to take arms against a sea of troubles, and by opposing end them?" (Hamlet, Acte III, Scène I)

Ce petit bijou méconnu nous plonge dans un milieu peu exploré par les fictions télévisées : le théâtre. Elle se propose de nous faire vivre le quotidien tumultueux, souvent rocambolesque, mais toujours intense, d'une troupe de théâtre. Chacune des trois saisons qu'elle comporte va être consacrée à la mise en scène d'une pièce particulière de Shakespeare : Hamlet (dont elle tire son titre, en saison 1), Macbeth (saison 2) et enfin Le roi Lear (saison 3).
Slings & Arrows
se révèle très vivante et attachante. Elle nous narre, sur un rythme dynamique, la vie de cette troupe, dirigée par une personnalité haute en couleur,
Geoffrey Tennant (incarné par l'excellent Paul Gross (Un tandem de choc)), un acteur talentueux mais quelque peu instable mentalement, dont le caractère et les lubies créent souvent plus de soucis qu'il n'en résoud. Tour à tour sarcastique, drôle, émouvante, voire parfois cynique, cette dramédie alterne habilement les genres, pouvant passer avec subtilité du rire aux larmes en un clin d'oeil.
C'est une série originale qui rappelle encore une fois toute la richesse du petit écran : à découvrir sans hésitation !

(Ma DVDthèque idéale) Dix mini-séries des années 2000


Un bilan décennal parce que :
"Y
ou got to ask yourself which is more exciting,
watching your car roll over from 99,999 to 100,000,
or watching it go from 100 to 101 ?
"
(Sam Seaborn, A la Maison Blanche, 1.10)


Plus le temps passe et plus j'apprécie le format d'une mini-série. Plus longue qu'un film, donc permettant à l'histoire de bien s'installer et de se complexifier, avec l'assurance qu'il y aura une vraie fin et que la structure d'ensemble du scénario a été pensée dès le départ, le tout d'une durée raisonnable, ne laissant pas le temps à la lassitude et aux répétitions de s'installer : serait-ce mon format téléphagique d'avenir ?


Donc, voici les dix mini-séries, diffusées entre 2000 et 2009, qui figureraient dans ma DVDthèque idéale si je devais faire une sélection (la liste a été réalisée par ordre alphabétique ; elle englobe toutes les nationalités) :

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Angels in America [HBO (US), 2003]

Dans l'Amérique des années 80, dans le cadre de la communauté homosexuelle, une mini-série bouleversante qui nous raconte les premières années de l'apparition du SIDA. Cette fiction de haut prestige est de plus dotée d'un casting exceptionnel, cinéphile (Al Pacino, Meryl Streep, Emma Thompson) et sériephile (Mary-Louise Parker, Justin Kirk). Une très grande mini-série qui a marqué le petit écran lors de sa diffusion et qui mérita amplement toutes les récompenses qu'elle remporta.

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Band of Brothers [HBO (US), 2001]

Co-produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, Band of Brothers nous raconte le sort de la Easy Compagny, au cours de la Seconde Guerre Mondiale. De la formation des hommes dans le camp d'entraînement jusqu'à la reddition japonaise marquant la fin du conflit, en passant par le débarquement sur les côtes françaises, l'enlisement du terrible hiver 1944-45 ou encore la découverte de l'horreur des camps nazis. C'est une fiction de très standing, porté par un solide casting homogène conduit notamment par Damian Lewis.

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Charles II: The Power and the Passion [BBC (UK), 2003]

Je me devais d'évoquer au moins un costume drama britannique. Attirée, par goût personnel, vers les mini-séries portant sur des récits historiques, et n'ayant pas peur des têtes couronnées, j'ai longtemps hésité entre celle-ci et Elizabeth I. Si j'ai finalement arrêté mon choix sur elle, c'est peut-être parce qu'il s'agit d'une des premières du genre que j'ai découverte. Elle nous relate la vie compliquée du roi Charles II, fils de Charles Ier qui fut exécuté en 1649, sur fond de guerre civile et de révolution anglaise au XVIIe siècle. Cette fiction est particulièrement bien servie par l'interprétation magistrale de Rufus Sewel.

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City of Vice [Channel 4 (UK), 2007]

Une mini-série prenante, qui nous plonge dans la dangereuse Londres du XVIIIe siècle, aux côtés de Henry Fielding, un écrivain célèbre de l'époque, qui va rassembler quelques hommes pour constituer la première police publique de la capitale britannique, les Bow Street Runners. Cette mini-série, policière et historique, sombre et réaliste, offre une reconstitution rigoureuse de l'époque et se révèle vraiment capitivante, avec un magistral Ian McDiarmid (le chancelier Palpatine de Star Wars). A mes yeux le plus convaincant costume drama britannique de la deuxième partie de la décennie.

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Generation Kill [HBO (US), 2008]

Cette mini-série de sept épisodes se présente sous la forme brute d'une chronique de la dernière guerre d'Irak. Un journaliste va suivre, au sein d'une unité de marines américains, l'invasion et la chute du régime de Saddam Hussein. Réalisée par les auteurs de The Wire (Sur Ecoute), Generation Kill en adopte le style narratif neutre, son ton quasi-documentaire et une caméra qui se présente comme un observateur extérieur, en quête d'authenticité. On retrouve au sein de son casting des têtes appréciées des téléphages, comme Lee Tergesen (Oz) et Alexander Skarsgård (True Blood).

Je lui ai déjà consacré un article sur ce blog : Generation Kill : chronique désabusée d'une guerre moderne.

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John Adams [HBO (US), 2008]

Cette somptueuse mini-série historique nous plonge dans la tumultueuse vie politique d'Etats-Unis encore en gestion. De la guerre d'indépendance jusqu'à sa mort en 1826, nous suivons John Adams, avocat qui participa activement à la formation de cet pays et qui en devint le deuxième président, succédant à Georges Washington. Pédagogique et intéressante, John Adams offre une reconstitution historique rigoureuse de la carrière de cet homme politique, à travers ses succès et sa vie personnelle, ainsi que son amitié et sa rivalité avec Thomas Jefferson. Le tout est superbement mis en scène. Cette fiction dispose en plus un casting cinq étoiles, composé de Paul Giamatti, Laura Linney, Stephen Dillane, Danny Huston, David Morse, Sarah Polley, Tom Wilkinson ou encore Rufus Sewell (Charles II: The Power and the Passion).

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State of Play [BBC (UK), 2003]

Mini-série devenue une référence du thriller médiatico-politique, elle s'interroge sur cette zone d'ombre trouble où évoluent les initiés du pouvoir et sur les pratiques qui y ont cours. A travers une enquête journalistique sur plusieurs morts qui n'ont a priori rien en commun, le téléspectateur plonge dans les coulisses et les rouages amers des secrets de fabrication d'une démocratie dont nous ne sommes normalement pas témoin. Une fiction britannique captivante qui a renouvelé le genre, servie par un casting brillantissime : John Simm, David Morrissey, Bill Nighy, James McAvoy, Polly Walker...

Je lui ai déjà consacré un article sur ce blog : State of Play : des jeux de pouvoir immuables.

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The Corner [HBO (US), 2000]

Dans une Baltimore lourdement touchée par le chômage et la drogue, cette mini-série suit la descente aux enfers d'une famille qui tente d'y survivre. Ce fut la première fiction des créateurs de The Wire (Sur Ecoute) ; elle a posé les bases de leur style quasi-documentaire ; la force et la dureté du récit est déjà là. D'un ton désespéré et pessimiste, elle nous expose, à travers un portrait sombre et méticuleux, l'envers du rêve américain. Indispensable.

Je lui ai déjà consacré un article sur ce blog : The Corner : plongée dans l'envers du rêve américain.

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The Project (Les Années Tony Blair) [BBC (UK), 2002]

Cette mini-série en deux parties constitue un modèle de fiction politique, chroniquant la vie de quatre amis d'université : ardents militants du temps de l'opposition, qui vont peu à peu accéder ensuite aux responsabilités avec le succès électoral du parti Travailliste en 1997. C'est une fiction, mais c'est aussi un quasi-documentaire qui relate la lente métamorphose d'un parti, une fois qu'il a accédé aux responsabilités. Elle constituait également une critique virulente de le gouvernement de Tony Blair. Mais, sa portée dépasse ce simple cadre conjoncturel : elle amène le téléspectateur à réfléchir sur le fonctionnement de nos démocraties modernes et sur la gestion du pouvoir. Avec Matthew Macfadyen (Spooks).

Je lui ai déjà consacré un article sur ce blog : The Project : l'histoire d'une désillusion.

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The State Within (Affaires d'Etats) [BBC (UK), 2006]

Se situant dans les coulisses de la froide géopolitique internationale et nous immergeant dans les méandres d'une diplomatie post-11 septembre, cette mini-série traite de la thématique moderne du terrorisme. Elle propose une véritable oeuvre de politique fiction en exploitant jusqu'à ses limites son concept, mettant en scène des conspirations qui mêlent nationalisme, enjeux industriels et financiers et espionnage. Très prenante, elle est de plus dotée d'un excellent casting, conduit par Jason Isaacs (Brotherhood).



Il existe, bien entendu, encore tellement de mini-séries de la décennie qui figurent sur mon immense pile de "fictions à voir" (surtout du côté anglais, où je suis loin d'avoir exploré tout l'univers des costume dramas), que ce bilan n'a rien d'exhaustif. Mais parmi celles que j'ai eues l'occasion de regarder, avec toute ma subjectivité, je pense que ces dix seraient celles que je sélectionnerais pour ma DVDthèque idéale des dix dernières années.

N'hésitez pas à compléter cette liste pour faire partager vos propres références et découvertes en mini-séries !

De la "décennie" et des listes du sériephile (ou pourquoi il faudrait revoir A la Maison Blanche)


Chaque fin d'année, la blogosphère, les médias en général, nous-mêmes dans l'anonymat de notre salon, nous sacrifions au rituel du bilan. Que retenir ? Que penser de l'année qui s'achève ? En 2009, la question se pose avec d'autant plus d'acuité que vient se greffer une problématique plus vaste : ce que l'on appelle la "fin d'une décennie".

Sauf que...

Il faudrait commencer par citer une des grandes séries de cette "décennie" pour rétablir une vérité trop facilement oubliée : pas plus que le 1er janvier 2000 ne marquait l'entrée dans le nouveau millénaire, le début de l'année 2010 ne marque pas la fin d'une décennie... qui se conclura en fait le 31 décembre 2010 (et qui a commencé le 1er janvier... 2001).

Mais si, souvenez-vous, il y a dix ans (déjà !), de Toby et Sam dissertant sur le sujet dans les couloirs de la Maison Blanche :

Toby : It’s not the new millennium, but I’ll just let it drop.
Sam : It is.
Toby : It is not the new millennium. The year 2000 is the last year of the millennium. It’s not the first one of the next.
Sam : But the common sensibility, to quote Steven J. Gould...
Toby : Steven J. Gould needs to look at a calendar.
Sam : Gould says that this is a largely unreasonable issue
Toby : Yes, it’s tough to resolve. Yes, you have to look at a calendar.
(...)
Sam : You got to ask yourself which is more exciting, watching your car roll over from 99,999 to 100,000, or watching it go from 100 to 101?

Pour les non anglophones, la version française :

Toby : Ce n'est pas un nouveau millénaire, mais laissons tomber.
Sam : Je dis que si !
Toby : Ce n'est pas un nouveau millénaire. L'année 2000 est la dernière année de ce millénaire, et non pas la première du suivant...
Sam : Mais le bon sens populaire pour citer Steven G. Gould...
Toby : Ton biologiste ferait mieux de regarder un calendrier.
Sam : Gould dit que c'est une question assez difficile à résoudre.
Toby : Oui, c'est vrai. Très difficile à résoudre, oui. Faut regarder un calendrier !
(...)
Sam : Il faut savoir ce qui est le plus excitant... Voir le compteur de ta voiture passer de 99.999 à 100.000, ou alors le voir passer de 100 à 101, là est toute la question.

(A la Maison Blanche, 1.10, In Excelsis Deo)

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Conclusion, non, la décennie ne se finit pas jeudi. 2010 est en fait la dernière année de la première décennie du siècle. Par conséquent, il faudrait logiquement remballer tous les classements, sondages, enquêtes et autres tops spontanés établis en l'honneur d'une décennie artificielle qui ne respecte pas le calendrier.

Reste que, comme le dit si bien Sam, il s'agit de savoir ce qui est le plus excitant...
J'avoue avoir toujours plus penché pour l'optimisme teinté d'idéalisme de mon cher Sam, plutôt que le pragmatisme efficace et grognon de Toby. Et puisque la même erreur avait déjà été faite il y a dix ans de cela, et qu'aucun classement global n'a été réalisé depuis, continuons donc -mais en en ayant conscience !- avec ce calendrier fictif, en s'interrogeant : les séries de 2000 à 2009, c'étaient comment ?


N'étant qu'une apprentie téléphage en herbe, modeste "sériephile" qui mesure la pile imposante de fictions qu'il lui reste encore à découvrir, je ne vais pas essayer de réaliser une réelle rétrospective. Je ne tenterai pas de faire le point sur les séries marquantes, influentes ou cultes : d'autres le feront de manière bien plus éclairée.

Mais je me suis simplement demandée dans quelles séries de ces dix dernières années, j'investirais pour constituer ma DVDthèque idéale. Pour cela, j'ai délimité plusieurs catégories (par format, nationalité ou genre), créées artificiellement pour me faciliter la vie et correspondre à mes propres visionnages. Je vais tâcher de vous proposer, au cours des prochains jours, quelques billets, esquisses maladroites de "bilans", qui seront surtout l'occasion d'évoquer un peu les fictions qui m'ont marquée ces dix dernières années, plutôt qu'une volonté de dresser arbitrairement des listes immuables "objectives".

 

(A regret, je dois laisser les séries asiatiques de côté : si je suis déjà loin d'avoir fait le tour des fictions occidentales, je n'ai vraiment vu qu'une proportion bien trop marginale de la production de ces dix dernières années pour pouvoir avoir un avis sur le sujet.)

 

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A venir donc : Ma DVDthèque idéale de ces dix dernières années, avec un premier article sur les mini-séries.