<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
    <channel>
        <atom:link href="http://myteleisrich.hautetfort.com/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
        <title>My Télé is rich !</title>
        <description>Critiques, coups de coeur et analyses dans l'univers des séries télévisées, à la découverte du petit écran mondial (américain, asiatique et européen...).</description>
        <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 21:26:06 +0200</lastBuildDate>
        <generator>Hautetfort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/18/chili-profugos-the-fugitives-saison-1.html</guid>
                <title>(CHL) Profugos (The Fugitives), saison 1 : course-poursuite infernale entre trafiquants et autorités à travers le Chili</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/18/chili-profugos-the-fugitives-saison-1.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries Amérique Latine)</category>
                                                <pubDate>Sun, 19 May 2013 11:41:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugos_zpsec68fa35.jpg&quot; alt=&quot;profugos_zpsec68fa35.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En ce dimanche, pour oublier la pluie et le mauvais temps, je vous propose un peu d'évasion. &lt;em&gt;My Télé is rich!&lt;/em&gt; met en effet le cap vers un nouveau pays, et un continent où j'ai encore beaucoup à explorer : direction l'Amérique Latine, et plus précisément aujourd'hui, le Chili. Je vais vous parler d'une série hispanophone qui a constitué cette semaine mon premier contact télévisuel (réussi !) avec le petit écran chilien. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prófugos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; (&lt;em&gt;Fugitifs&lt;/em&gt; en français) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;est, à l'instar de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Epitafios&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Capadocia&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, ses prédécesseurs plus connus, une série de &lt;em&gt;HBO Latin America&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Bénéficiant d'une réalisation notamment confiée au cinéaste chilien, &lt;em&gt;Pablo Larrain&lt;/em&gt; (dont le dernier film, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;No&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, est sorti en France en mars dernier), et au vénézuélien &lt;em&gt;Jonathan Jakubowicz&lt;/em&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;sa première saison a été diffusée à l'automne 2011 (du 3 septembre au 27 novembre). Elle compte 13 épisodes de 45 à 50 minutes environ. Une seconde saison a été commandée, et a d'ores et déjà été tournée, prenant la suite des évènements relatés dans la première. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Série d'action mettant en scène des trafiquants de drogue, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prófugos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une fiction musclée, empruntant à l'occasion au &lt;em&gt;road movie&lt;/em&gt; en traversant un pays sur lequel plane encore l'ombre de la dictature. Elle rassemblait donc sur le papier beaucoup d'éléments que j'apprécie ; et le résultat n'aura pas déçu mes attentes.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugosu_zpsb951c85b.jpg&quot; alt=&quot;profugosu_zpsb951c85b.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; s'ouvre sur l'organisation d'un transfert de cocaïne, de la frontière bolivienne jusqu'à un port chilien, afin d'embarquer la drogue pour l'Europe. L'opération, conduite par le cartel Ferragut dont la matriarche, Kika, dirige toutes les affaires depuis une prison, a été confiée au fils de cette dernière, Vicente, accompagné de trois mercenaires censés sécuriser le convoi. Le transfert de Bolivie jusqu'au Chili se déroule à merveille, peut-être même trop bien, mais tout dérape au moment d'embarquer la marchandise sur le bâteau. Renseignée par une source interne, la police débarque sur le lieu d'échange. Puis des tireurs embusqués inconnus déclenchent une fusillade qui transforme la scène de crime en véritable carnage. Les quatre trafiquants travaillant pour Kika Ferragut parviennent à s'échapper dans la confusion, mais perdent tout : l'argent et la drogue transportée. Ils sont contraints de s'enfuir, tandis que les autorités les désignent comme responsables du bain de sang qui vient d'avoir lieu. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Traqués par des hommes d'autres cartels rivaux et par les forces de l'ordre, ignorant ce qui a bien pu se produire, ils doivent s'allier pour survivre, même s'ils n'ont rien en commun, les tensions entre eux menaçant à tout moment de déraper. Vicente est un vétérinaire qui rêve de partir aux Etats-Unis, n'ayant jamais semblé taillé pour les affaires mafieuses de sa famille. Les deux mercenaires expérimentés sur lesquels il doit s'appuyer représentent les deux versants les plus antagonistes de l'histoire chilienne : Oscar Salamanca est un ancien révolutionnaire qui a pris les armes contre la dictature de Pinochet, tandis que Mario Moreno a lui servi le régime militaire. Quant au dernier homme de main, Tegui Gonzalez, il travaille pour la famille Ferragut depuis moins longtemps. Mais il est surtout un policier infiltré, dont le vrai nom est Álvaro Parraguez : il est celui qui a&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; transmis l'information du lieu de la rencontre (sans savoir ce qui allait se produire)&lt;/span&gt;. Devenus les quatre hommes les plus recherchés du Chili, ils se lancent dans une fuite à travers le pays pour tenter de survivre, face aux assassins mafieux et à des autorités gangrénées par la corruption au sein desquelles nul ne sait à qui faire confiance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugosn_zps6fce767f.jpg&quot; alt=&quot;profugosn_zps6fce767f.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; nous entraîne dans une vaste course-poursuite létale dans tout le Chili, entre guerres de cartels, vengeances personnelles et traques sans répit menées par les forces de l'ordre. Fiction entièrement feuilletonnante, elle ne correspond aux genres les plus répandus dans le petit écran chilien : il s'agit en effet d'une série d'action, résolument musclée. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Elle ne manque ni de fusillades, ni d'éclats de violence, notamment des passages de tortures ou d'exécutions sommaires parfois difficilement soutenables. Elle met tout simplement en scène une lutte à mort, dépeignant sans &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;complaisance, ni la moindre concession, un milieu impitoyable, celui des trafiquants de drogue, le tout se déroulant dans une société marquée par un passé de dictature sur laquelle pèse toujours bien des démons. Relatant une fuite en avant pour la survie, l'histoire adopte un rythme narratif prenant, ne tergiversant pas, et n'hésitant pas à redistribuer les cartes entre les différents camps. Au cours de la saison, le récit sera capable plusieurs orientations différentes à mesure que les enjeux et les forces à l'oeuvre se préciseront.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;A partir du moment où la situation échappe aux quatre protagonistes principaux lors de la fusillade sur le port, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; devient une série très explosive, qui va se construire sur des dynamiques relationnelles extrêmement mouvantes et des rapports de force permanents. Elle met en scène de fragiles alliances de circonstances, des trahisons préméditées ou provoquées par les évènements, et des double-jeux constants. Les obédiences et les motivations de chacun restent longtemps à définir au sein des membres du cartel Ferragut, mais aussi des forces de l'ordre qui les traquent. Fiction nerveuse et paranoïaque, cette série est peuplée de personnages dangereux qui suivent leurs propres agendas. Au fil de la saison, elle les entraîne toujours plus loin dans des voies sans retour dont nul ne ressortira indemme. En dépit de quelques raccourcis, la narration a le mérite de parvenir à garder globalement le contrôle de tous ses développements : sans lésiner sur le spectaculaire, elle évite la surenchère facile dans le registre de l'action. Tout en s'offrant quelques passages au suspense très réussi, la série maintiendra une tension efficace de bout en bout, jusqu'aux ultimes rebondissements des dernières minutes de la saison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugos2s_zps3e234c71.jpg&quot; alt=&quot;profugos2s_zps3e234c71.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Pour autant, si &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sait impliquer si fortement le téléspectateur dans son récit, c'est aussi parce qu'elle va très bien jouer sur l'ambivalence de ses quatre protagonistes principaux. Ils forment un groupe de fugitifs complexe, que rien ne prédisposait à voir travailler ensemble. Tout paraît en effet opposer ces figures qui ont chacune plus d'un secret, une histoire passée qui les ont façonnées et des principes ou convictions avec lesquels elles n'entendent pas transiger. S'ils sont forcés de s'unir contre ceux qui veulent leur mort, l'alliance qui se forme est extrêmement volatile, menaçant à tout moment de dégénérer pour le pire. Il s'ensuit donc une dynamique interne au groupe très dangereuse, renforçant ainsi la tension d'ensemble d'une série qui n'en manque déjà pas et troublant un peu plus la donne. Le risque d'explosion est d'autant plus palpable que se trouvent parmi eux des hommes endurcis qui n'hésitent pas à commettre sans sourciller des actes insoutenables. En dépit de quelques schémas répétitifs sur la fin, l'ensemble fonctionne : le téléspectateur en est réduit à constamment douter et à s'interroger sur ce qui déterminera et maintiendra la loyauté des uns et des autres, dans cette spirale infernale dans laquelle ils ont été, malgré eux, projetés ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Outre une histoire prenante, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prófugos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a aussi le mérite de vouloir proposer une véritable immersion dans ce Chili au sein duquel elle se déroule. La série profite de la fuite relatée, qui lui fait traverser tout le pays, pour prendre à l'occasion des allures de &lt;em&gt;road movie&lt;/em&gt;, entraînant le téléspectateur dans des paysages à part, des déserts arides aux sommets enneigés, des grandes villes aux plateaux à la végétation dense, éloignés de toute civilisation. Pour autant, elle est plus qu'une simple carte postale dépaysante, s'attachant aussi à parler de la société chilienne actuelle, revenant sur son passé et s'interrogeant sur son présent. Tout en révélant les fantômes persistants et les blessures non cicatrisées de la dictature militaire de Pinochet, elle met aussi en scène un pays sur lequel plane l'ombre des narcotrafiquants. A travers toutes les confrontations dépeintes, elle présente un Etat qui entend réussir à faire face et à ne pas sombrer dans une lutte engagée contre des cartels de drogue puissants et lourdement armés, qui ont les moyens d'ébranler les fondations de sa démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugos2a_zpseb6afc87.jpg&quot; alt=&quot;profugos2a_zpseb6afc87.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Solide sur le fond, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prófugos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie également d'une forme soignée. La réalisation est maîtrisée, tenant très bien la route dans le registre d'action investi, avec une caméra qui reste toujours nerveuse, sans tomber dans l'excès. On pourra peut-être discuter quelques-uns de ses choix, comme celui des &lt;em&gt;flashbacks&lt;/em&gt; en noir et blanc de scènes déjà passées, ou encore des fusillades à la mise en scène perfectible, mais l'ensemble est convaincant et de bonne qualité. De plus, la série a aussi l'opportunité de nous entraîner dans un périple à travers le Chili que la caméra va vraiment prendre le temps de mettre en valeur, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;avec beaucoup de vues en hauteur, quelques &lt;em&gt;time-lapses&lt;/em&gt; inspirés et plus généralement des cadres larges qui prennent la mesure du décor proposé&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; : du désert d'Atacama au nord du pays à la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Cordillère des Andes, en passant par les grandes villes, jusqu'aux réserves indiennes isolées, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prófugos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie d'un paysage magnifique. Enfin, il faut noter une ambiance musicale également bien dosée. La bande-son est riche, entre thèmes instrumentaux et quelques chansons, notamment pour conclure chaque épisode, qui accompagnent bien la tonalité de l'ensemble (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; la 3e vidéo ci-dessous).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prófugos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie d'un casting homogène, réunissant à l'écran quelques figures expérimentées du petit écran chilien. &lt;em&gt;Néstor Cantillana&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Los Archivos del Cardenal, Peleles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) interprète Vicente Ferragut, aspirant héritier que rien n'avait préparé à faire face à un tel fiasco. &lt;em&gt;Francisco Reyes&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dónde está Elisa?, Conde Vrolok, El laberinto de Alicia, Pobre Rico&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) incarne le révolutionnaire Salamanca, et &lt;em&gt;Luis Gnecco&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Brujas, Papi Ricky, Soltera Otra Vez&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), l'ancien membre de la police de la dictature chilienne. &lt;em&gt;Benjamin Vicuña&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Héroes, Huaiquimán y Tolosa, Los simuladores&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;, La dueña&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;) joue quant à lui Tegui, le policier infiltré auquel la situation échappe tout autant. A leurs côtés, on retrouve notamment &lt;em&gt;Marcelo Alonso&lt;/em&gt;, en responsable corrompu des forces de l'ordre, &lt;em&gt;Aline Küppenheim&lt;/em&gt; en assistante du procureur qui essaie de mettre de l'ordre dans ce chaos, &lt;em&gt;Camila Hirane&lt;/em&gt; en adolescente qui va perdre son innocence, propulsée dans cette chasse à l'homme à cause de son père, &lt;em&gt;Luis Dubo&lt;/em&gt;, chef d'un cartel rival décidé à en finir avec les Ferragut, ou encore &lt;em&gt;Blanca Lewin&lt;/em&gt;, avocate et surtout fille de Kika Ferragut, cette dernière étant incarnée par &lt;em&gt;Claudia di Girolamo&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugos2e_zpsc01deb97.jpg&quot; alt=&quot;profugos2e_zpsc01deb97.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugos2n_zpsfa268f4a.jpg&quot; alt=&quot;profugos2n_zpsfa268f4a.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Amerique%20Latine/profugosm_zpse2480f39.jpg&quot; alt=&quot;profugosm_zpse2480f39.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Série d'action, violente et explosive, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est une fiction feuilletonnante, prenante et vite addictive. Entraînant le téléspectateur dans le sillage de quatre fugitifs qui vont tout faire pour tenter de rester en vie, elle se révèle convaincante dans un registre à suspense efficacement conduit de bout en bout. De plus, elle propose aussi une véritable immersion chilienne, à la fois dépaysante grâce aux décors proposés, et éclairante sur la société actuelle du pays, entre échos de la dictature et luttes contre les narcotrafiquants. Plus encore que la brésilienne &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/11/15/br-cidades-dos-homens-la-cite-des-hommes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cidade dos homens&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; qui se situait dans un registre très différent, je me dis que &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est peut-être le déclic que j'attendais vers le petit écran d'Amérique Latine, et surtout cette fois-ci, vers la partie hispanophone de ce continent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En résumé, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Prófugos&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; est une série que je recommande à tous sériephiles ayant une inclinaison pour les fictions de gangsters, pour les histoires chargées d'ambivalence et de suspense, ou pour ceux qui ont un penchant pour l'évasion dans le magnifique décor offert par les paysages chiliens. Pour les curieux, notez que cette série est disponible en version originale sous-titrée anglais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est de la suite &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;[SPOILERS]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, sachez que la saison 2 est annoncée comme prenant la suite directe de cette première saison, débutant par deux storylines : l'une mettant en scène l'incarcération en prison des protagonistes arrêtés en fin de saison, tandis que l'autre devrait nous raconter ce que devient l'argent de la famille Ferragut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 7,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La bande-annonce de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le générique de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;BONUS - Une des chansons principales de l'OST (&quot;&lt;em&gt;Antes que&lt;/em&gt;&quot;, par Camila Moreno) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/13/blog-petite-pause-d-une-semaine-billet-joker-bis.html</guid>
                <title>[Blog] Petite pause d'une semaine (Billet joker bis)</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/13/blog-petite-pause-d-une-semaine-billet-joker-bis.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Blog)</category>
                                                <pubDate>Mon, 13 May 2013 18:58:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/rectify_zps4378ecb9.jpg&quot; alt=&quot;rectify_zps4378ecb9.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Billet&lt;em&gt; Joker&lt;/em&gt; pour cette semaine : le blog s'octroie un petit hiatus de quelques jours (concrètement, simplement jusqu'au week-end - oui, ce sont malheureusement les mercredis asiatiques qui souffrent de mes empêchements de bloguer en paix). Reste que les chouettes programmes ne manquent pas à chroniquer en ce moment, et je compte bien m'y atteler rapidement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En guise de conseil de visionnage pour la semaine, retenez quand même la série que je vous conseille le plus chaudement de découvrir, si ce n'est déjà fait (et sur laquelle je reviendrai prochainement une fois la saison 1 finie) : il s'agit sans hésitation de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rectify&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Incontestablement mon grand coup de coeur de ce printemps, et à mes yeux la meilleure nouveauté de la saison américaine. Elle a d'ores et déjà été renouvelée, ne compte que six épisodes : aucune raison, donc, de ne pas foncer ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sinon, pour les amateurs de policier, notez les échos très positifs dans les médias anglais sur &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Fall&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, une série avec Gillian Anderson qui démarre ce soir sur BBC2 [&lt;a href=&quot;http://youtu.be/tP5Tl04gv3g&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la bande-annonce par là&lt;/a&gt;]. Si vous n'avez pas encore atteint votre quota de &lt;em&gt;serial killer&lt;/em&gt; pour la saison (personne ne vous en voudra si c'est le cas), n'hésitez pas à y jeter un oeil. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;De mon côté, je vous laisse avec cet avant-goût de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rectify&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, grâce à son court - mais si parfait - générique :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Et vous&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;, dans quelles séries marquantes êtes-vous actuellement lancés ? Quelques recommandations pour finir sur une bonne note le printemps ?&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/09/pilote-aus-a-place-to-call-home.html</guid>
                <title>(Pilote AUS) A place to call home : un period drama qui connaît ses classiques dans l'Australie des années 50</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/09/pilote-aus-a-place-to-call-home.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries Océanie)</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 May 2013 16:31:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhome_zpsc04ea5a8.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhome_zpsc04ea5a8.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Amateurs de &lt;em&gt;period dramas&lt;/em&gt; dépaysants, de mélodrames historiques, direction l'Australie en ce printemps. Depuis le 28 avril 2013, la chaîne &lt;em&gt;Seven&lt;/em&gt; a en effet lancé une nouvelle série, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui nous plonge dans la société rurale des années 50. Elle vient confirmer l'attrait de la télévision australienne pour les séries historiques, lequel n'est plus à démontrer ces dernières années, de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cloudstreet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; aux &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Doctor Blake Mysteries&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, en passant par les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Miss Fisher's Murder Mysteries&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;C&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;réée par &lt;em&gt;Bevan Lee&lt;/em&gt;, &lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a des inspirations transparentes : c&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;e n'est pas un hasard si la série s'est vue attribuer la case horaire du dimanche soir qu'occupait précédemment &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Downton Abbey&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Il s'agit pour elle de capitaliser sur les ingrédients qui ont fait le succès mondial de récents &lt;em&gt;period dramas&lt;/em&gt;, en y injectant une part de local pour proposer une déclinaison australienne. Si les attentes de la chaîne étaient élevée, les choses tournent plutôt favorablement pour l'instant pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : son pilote, bénéficiant du &lt;em&gt;lead-in&lt;/em&gt; de l'émission &lt;strong&gt;&lt;em&gt;My Kitchen rules&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, a rassemblé &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; 1,768 millions de téléspectateurs. Si l'audience a logiquement baissé pour le deuxième épisode, la série s'est tout de même très bien maintenue à 1,3 millions de téléspectateurs. Et il faut reconnaître que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dispose d'un certain nombre d'atouts pour s'assurer de la fidélité de son public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;[La review qui suit a été rédigée après le visionnage des deux premiers épisodes.]&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhomez_zps308354ee.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhomez_zps308354ee.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'ouvre en 1953. Sarah Adams, une infirmière, rentre en Australie après deux décennies passées en Europe. Elle aimerait renouer avec sa mère qui ne lui a pas pardonné certains de ses choix de vie, notamment sa conversion au judaïsme. Mais leur brève rencontre se passe mal. Décidée à rester en Australie malgré tout, voulant laisser son passé européen derrière elle, Sarah prend alors contact avec George Bligh, un riche notable, veuf, rencontré sur le bâteau qui la ramenait. Ce dernier lui avait proposé de lui trouver un emploi si jamais ses plans ne se déroulaient pas comme prévus. C'est finalement un poste d'infirmière dans la clinique locale de la bourgade dans laquelle les Bligh vivent qui lui est offert. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le travail est certes intéressant, mais Sarah découvre vite que la vie à la campagne n'est pas non plus vide d'intrigues. Elle doit notamment faire face à l'hostilité de la matriarche Bligh, Elizabeth. Plus que le rapprochement qui semble s'opérer entre l'infirmière et son fils, Elizabeth craint les révélations éventuelles qu'elle pourrait faire sur James, son petit-fils, qui, tout juste marié, a tenté de se suicider sur le bâteau revenant d'Angleterre, seulement sauvé par l'intervention de Sarah. Dans une société encore marquée par une rigidité sociale qui commence tout juste à se fissurer, chacun cache son lot de secrets, tandis que certains rêvent de s'émanciper de ce carcan. En découvrant le monde des Bligh, Sarah perturbe bien des convenances. Elle va ne pas devoir craindre l'adversité pour mener sa vie comme elle l'entend et trouver sa place.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhomet_zpsb94f5584.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhomet_zpsb94f5584.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;A place to call home&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est un &lt;em&gt;period drama&lt;/em&gt; aux ingrédients classiques, dont la recette éprouvée n'en fonctionne pas moins efficacement. A défaut d'user de ficelles subtiles, la série assume ses emprunts aux codes du genre pour délivrer un cocktail vivant et pimenté comme il se doit de diverses intrigues tendant vers le mélodrame. Entre reconstruction personnelle, amours impossibles, secrets mal gardés et passé envahissant, le récit ne tergiverse pas, suivant un rythme de narration efficace. Le cadre des années 50 est mis à profit avec la dualité qui lui est inhérente. D'une part, il s'agit de faire susciter une diffuse nostalgie avec ce cadre rural, mais aussi tout le luxe qui accompagne les Bligh. D'autre part, il s'agit d'utiliser comme ressort dramatique la rigidité d'une époque, avec des classes et des moeurs très codifiées, symbolisée par la poigne de fer d'une matriarche peu sensible aux voies du coeur. Si on peut parfois reprocher aux dialogues de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; un certain manque de naturel, la série a le mérite de vite poser son cadre et d'impliquer le téléspectateur dans ses enjeux : du passé mystérieux de Sarah en Europe, aux dynamiques relationnelles à l'oeuvre chez les Bligh où le drame est rapidement frôlé. Le potentiel d'émotions, de sentiments et de rebondissements est bel et bien là, reste donc à l'exploiter pleinement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Rapidement, il apparaît que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une fiction dominée par ses protagonistes féminins. Parmi elles, c'est sur les épaules de l'héroïne que repose une bonne partie de l'attrait du récit, par contraste avec des figures secondaires qui restent pour le moment assez pâles. Sarah est un personnage assuré, au caractère affirmé et qui n'a pas froid aux yeux : elle ne craint pas de perturber certaines donnes sociales, tout en étant consciente qu'elle ne peut se fondre dans le monde des Bligh. Derrière son visage volontaire, elle cache aussi des blessures dont on ne sait encore rien : elle a été infirmière durant la guerre d'Espagne, puis a vécu en France un temps avant la Seconde Guerre Mondiale... Mais les informations nous sont données ici au compte-goutte. Un &lt;em&gt;flashback&lt;/em&gt; dans le deuxième épisode laisse cependant entrevoir la dureté des épreuves qu'elle a dû traverser. Sarah est donc un personnage fort, engageant pour le téléspectateur. A partir de cette base, l'histoire se construit autour de l'antagonisme naissant entre elle &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;et Elizabeth Bligh&lt;/span&gt;. Si la possibilité romantique avec George Bligh est esquissée, elle reste un pendant très calibré : c'est dans ses ressorts conflictuels que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; entend retenir en premier lieu l'intérêt du téléspectateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhomex_zpsc0e66b15.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhomex_zpsc0e66b15.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dispose de plusieurs atouts. Tout d'abord, la série propose une reconstitution historique appliquée : outre les costumes, elle peut s'appuyer sur une bande-son où ressortent quelques musiques d'époque. Cependant l'ambiance musicale plus générique qui l'accompagne trop souvent le reste du temps a tendance à être un peu envahissante. Surtout, cette fiction se déroule à la campagne : elle met donc en scène une Australie rurale. Loin de la ville, c'est sur des paysages typiques qu'elle peut s'appuyer pour assurer le dépaysement du téléspectateur. Bénéficiant de quelques jolis plans - des levers de soleil aux escapades champêtres en voiture sur les routes de la localité -, la série a donc un cadre qui encourage l'immersion du public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; repose sur son actrice principale, &lt;em&gt;Marta Dusseldorp&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Crownies&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), dont la solidité de la performance n'est pas pour rien dans l'intérêt de la série. Son personnage est le pivot autour duquel toute la fiction s'articule, et la manière dont elle contraste avec le milieu dans lequel elle est projetée constitue une dynamique narrative des plus efficaces. Face à elle, au sein du clan Bligh, c'est &lt;em&gt;Noni Hazlehurst&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;City Homicide&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) qui interprète la matriarche, tandis que le rôle de George, veuf qui n'est pas insensible à Sarah, est confié à &lt;em&gt;Brett Climo&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Elephant Princess&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;). Quant aux deux jeunes Bligh, ils sont joués par &lt;em&gt;David Berry&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Arianwen Parkes-Lockwood&lt;/em&gt;. En outre, la distribution comprend également &lt;em&gt;Frankie J. Holden, Craig Hall&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Outrageous Fortune, Underbelly&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Abby Earl, Aldo Mignone, Dominic Allburn, Vanessa Buckley, Rupert Degas&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Adam Gray&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhomes_zps33947af7.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhomes_zps33947af7.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhomei_zpsb49dffb6.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhomei_zpsb49dffb6.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Oceanie/aplacetocallhomey_zps467acdc3.jpg&quot; alt=&quot;aplacetocallhomey_zps467acdc3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan : &lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un &lt;em&gt;period drama&lt;/em&gt; traditionnel, avec sa dose promise de mélodrames, d'émotions et de confrontations, à la fois universels et fruits d'une époque. Assumant ses ficelles classiques, la série a pour elle de pouvoir s'appuyer sur une héroïne engageante, marquée par des épreuves passées, auprès de laquelle le téléspectateur s'implique rapidement. La fiction bénéficie aussi de son cadre rural australien pour une immersion dépaysante dans les années 50. La progression narrative est assurée, les enjeux vite identifiés. Si &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A place to call home&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a quelques limites, les ingrédients de son récit parlent aisément à ceux qui ont un penchant pour de tels &lt;em&gt;period dramas&lt;/em&gt;. Et une fois embarqué dans les destinées de chacun, il vous sera bien difficile de ne pas poursuivre à leurs côtés. Avis aux amateurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 6,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Une bande-annonce de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/07/j-drama-pilote-kumo-no-kaidan.html</guid>
                <title>(J-Drama / Pilote) Kumo no Kaidan : la naissance de désirs et d'ambitions, et leurs dérives</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/07/j-drama-pilote-kumo-no-kaidan.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries asiatiques)</category>
                                                <pubDate>Wed, 08 May 2013 15:11:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidanb_zps0f4df2ef.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidanb_zps0f4df2ef.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Après un hiver plutôt positif côté petit écran japonais, revenons en ce mercredi asiatique sur la saison printanière qui a commencé depuis quelques semaines au pays du soleil levant. Sur le papier, il faut dire que peu de dramas donnaient vraiment envie de leur donner une chance. Il y en avait malgré tout quelques-uns, comme, par exemple, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Take Five&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; en grande partie grâce à son casting, mais le manque de moyens de la série l'empêche d'exploiter de façon convaincante un concept qui aurait pu être sympathique. Il y avait aussi &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : un synopsis qui disait peu de choses et n'était pas des plus engageants, mais un poster promotionnel troublant et plus sombre qu'attendu... et &lt;em&gt;Hasegawa Hiroki&lt;/em&gt; dans le rôle principal (oui, si j'avais été honnête, j'aurais dû commencer par ce dernier argument pour expliquer mon choix). &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sauf que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; rappelle que l'on peut débuter une série sans avoir forcément de bonnes raisons pour venir s'installer devant, et y trouver des motifs légitimes pour y revenir la semaine suivante. J'ai été agréablement surprise par ce drama, peut-être parce que je n'avais &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; pas d'attentes particulières. Adaptation d'un roman du même nom de &lt;em&gt;Watanabe Junichi&lt;/em&gt; publié en 1985, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a débuté le 17 avril sur NTV, étant diffusé dans le créneau de 22h. La durée des épisodes varie entre 45 minutes et 1 heure. Si la série réussit à intriguer, c'est que derrière ses atours de &lt;em&gt;medical drama&lt;/em&gt;, elle se concentre et exploite des ressorts humains chargés d'ambivalence, difficiles à catégoriser. C'est avant tout un &lt;em&gt;human drama&lt;/em&gt; sur l'affirmation de soi et ses dérives qui tient là un thème intéressant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;[La review qui suit a été rédigée après le visionnage des trois premiers épisodes.]&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidann_zps49655b90.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidann_zps49655b90.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Kumo no Kaidan&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; débute dans une petite île (fictive) de moins de 500 habitants, Mikotojima, située dans l'archipel d'Izu au large de Tokyo. Pour satisfaire aux besoins médicaux des locaux, il existe sur place une petite clinique qui doit fonctionner avec des moyens et des effectifs réduits. Elle est dirigée par le seul médecin de l'île, Muraki Eiji. Pour l'assister, il utilise de plus en plus fréquemment les services du secrétaire de l'établissement, Aikawa Saburo. Autodidacte plongé dans ses livres de médecine, ce dernier ne réalise pas seulement des soins bénins : il est encouragé et poussé par le directeur à pratiquer des opérations chirurgicales autrement plus importantes. Saburo ne sait comment se positionner face à cela, d'autant qu'il est confronté à l'hostilité de ses collègues qui n'apprécient guère l'idée de voir exercer quelqu'un sans licence médicale, ce qui constitue une infraction pénale.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Cependant, les talents évidents de Saburo vont se révéler déterminants en plusieurs occasions. Tout d'abord lorsqu'une jeune femme, en visite sur l'île, doit subir une intervention d'urgence alors que le directeur est absent : Saburo assure l'opération et sauve ainsi la vie de Tasaka Akiko. Or, cette dernière est la fille du directeur d'un prestigieux hôpital de Tokyo. Enfermée dans la vie que ses parents lui ont tracé, Akiko est touchée par la gentillesse de Saburo à son égard, loin des médecins froids et cliniques qu'elle a l'habitude de fréquenter. Elle entreprend de se rapprocher de celui qu'elle croit médecin. Saburo ne la repousse pas vraiment, même s'il a entamé une relation avec une infirmière de la clinique, Suzuki Akiko. Les deux femmes laissent entrevoir plusieurs voies possibles pour Saburo, notamment celle de poursuivre l'exercice illégal de la médecine hors de l'île, Tasaka Akiko pouvant lui ouvrir bien des portes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidank_zps12ddbd06.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidank_zps12ddbd06.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Loin de se réduire à un simple &lt;em&gt;medical drama&lt;/em&gt; ou à un dilemme amoureux, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; propose une histoire ambivalente qui éclaire et s'interroge sur les motivations humaines. Cette série entend avant tout mettre en scène l'ambiguïté et l'affirmation des désirs, des ambitions et des sentiments. L'écriture est assez minimaliste, efficace dans sa façon de suggérer les personnalités des différents protagonistes, sans en dire trop, laissant à l'interprétation du téléspectateur une part d'ombre et d'inconnu en chacun. Le triangle amoureux annoncé suit cette même tonalité duale, loin de l'intensité émotionnelle d'un &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/01/15/j-drama-second-virgin.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Second Virgin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. L'ensemble intrigue : le récit se construit autour d'indices ou d'informations laissés qui, à mesure que l'histoire progresse, dévoilent d'autres facettes des personnages. La série a pour fil rouge la progressive affirmation des souhaits de chacun, et surtout de la part d'ombre qui accompagne cette évolution&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; - comme l'illustre la jalousie d'Akiko face à sa jeune rivale. &lt;/span&gt;La figure la plus emblématique de cette approche reste Saburo, protagoniste équivoque et difficile à cerner. Quelques éléments, comme sa compréhension et son intervention auprès de la jeune Akiko lorsqu'elle envisage le suicide, ne trompent pas sur l'existence d'un pan plus sombre, avec des blessures ou épreuves qu'il dissimule.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Mais, à l'image de son passé, il reste avant tout un mystère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Initialement, tout semble le désigner comme quelqu'un de passif et de maléable. Ce sont les circonstances et les ordres du directeur qui l'entraînent peu à peu dans la pratique illégale de la médecine. Lui hésite, refuse d'exprimer à haute voix ce qu'il souhaite, comme incapable de vouloir quelque chose. Pourtant, plusieurs signes sont révélateurs qu'il y a plus en lui que cet effacement volontaire : s'il fuit instinctivement les responsabilités, tremble longtemps après une opération, il reconnaît aussi l'excitation ressentie en salle d'opération. Peu à peu, il prend conscience de ce qu'il peut réaliser. A mesure qu'il s'affirme, il laisse entrevoir d'autres facettes qui l'éloignent de l'homme trop humble des débuts. En trois épisodes, le personnage évolue considérablement : le téléspectateur assiste à la naissance de nouveaux désirs, d'ambitions qui avaient été oubliées sur cette île perdue. C'est alors une voie dangereuse qui se dessine, loin de l'innocence des débuts : il ne s'agit plus d'aider des gens, mais de s'aider soi-même. Par ailleurs, si les sentiments des deux Akiko à son encontre sont évidents, ceux de Saburo restent flous, ambivalents, à l'image de son personnage. Le fait que l'histoire soit racontée, &lt;em&gt;a posteriori&lt;/em&gt;, du point de vue de l'infirmière amoureuse renforce la construction dramatique du récit, annonçant un engrenage de décisions qui ne tend pas vers un &lt;em&gt;happy end&lt;/em&gt;. Cela donne donc un drama intriguant dont le téléspectateur est curieux de connaître les transformations à venir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidanq_zps615b23b7.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidanq_zps615b23b7.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un drama avec un certain nombre de limites. L'atout de ces débuts tient au cadre offert par la petite île dans laquelle l'action s'ouvre : il offre à la caméra quelques beaux paysages et jolis bords de mer, de quoi apporter du dépaysement au téléspectateur, loin d'une Tokyo qui reste cependant à portée de transport des protagonistes. Cependant, dans l'ensemble, la réalisation reste très académique. Un mieux se perçoit en revanche progressivement du côté de la bande-son qui, dans le premier épisode, avait tendance à aller à contre-tonalité et à se faire inutilement envahissante. Elle parvient à bien se fixer dès le deuxième. On y trouve notamment un thème récurrent presque inquiétant qui est souvent utilisé à bon escient et apporte sa marque à l'ambiance intriguante de la série.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; peut s'appuyer sur un casting globalement solide. &lt;em&gt;Hasegawa Hiroki&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/05/08/j-drama-suzuki-sensei.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Suzuki Sensei&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2011/11/13/j-drama-pilote-kaseifu-no-mita.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaseifu no Mita&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) hérite à nouveau d'un rôle ambivalent et difficile à cerner, qui pourra rappeler par certains moments celui qu'il campait dans &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/01/15/j-drama-second-virgin.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Second Virgin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Dans ces premiers épisodes, il joue quelqu'un d'assez passif et maléable, dont on sent cependant qu'il ne faudrait que peu d'encouragement pour une prise en main qui le conduirait sur la dangereuse voie de l'ambition et du mensonge. L'évolution du personnage promet d'être intéressante, et, dans ces différents registres qui s'annoncent, &lt;em&gt;Hasegawa Hiroki&lt;/em&gt; a déjà prouvé qu'il s'en sortait très bien. Face à lui, pour compléter le triangle amoureux en formation, &lt;em&gt;Inamori Izumi&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cleopatra na Onnatachi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) joue une infirmière officiant sur l'île, un des rares soutiens de Saburo à la clinique. Ce qui explique leur rapprochement. Mais leur idylle est troublée par l'arrivé du personnage joué par &lt;em&gt;Kimura Fumino&lt;/em&gt; (&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sodom no Ringo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;). A leurs côtés, on retrouve également &lt;em&gt;Naito Takashi, Hagiwara Masato, Aoyagi Sho, Kimura Midoriko&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Otomo Kohei&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidane_zps7cd87ef2.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidane_zps7cd87ef2.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidanj_zps71ec1a7d.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidanj_zps71ec1a7d.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/J-Drama/kumonokaidand_zpsefbc29d2.jpg&quot; alt=&quot;kumonokaidand_zpsefbc29d2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Derrière les codes empruntés au &lt;em&gt;medical drama&lt;/em&gt; ou son esquisse de triangle amoureux, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; se révèle être avant tout un drama sur l'affirmation de soi, sur le réveil des ambitions, des sentiments, des désirs, et sur la manière dont ces derniers peuvent vous égarer, avec tous les principes que l'on sera prêt à sacrifier pour atteindre ses objectifs. C'est un récit volontairement ambivalent, mettant en scène des personnages qui le sont tout autant. S'il sait prendre son temps, l'ensemble progresse de manière efficace : la fin du troisième épisode marque une première rupture dans le récit, dont il faudra surveiller l'orientation. Pour le moment, les débuts de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kumo no Kaidan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ont donc rempli leur office : à suivre !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 7/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Un (bref) trailer conceptuel :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/05/us-the-americans-saison-1.html</guid>
                <title>(US) The Americans, saison 1 : jeux de miroirs faussés entre soviétiques et américains</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/05/us-the-americans-saison-1.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries américaines)</category>
                                                <pubDate>Sun, 05 May 2013 16:59:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/theamericans0_zpsa988ba6c.jpg&quot; alt=&quot;theamericans0_zpsa988ba6c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Retour aux Etats-Unis en ce dimanche ! Il faut dire que cette première moitié d'année 2013 est assez positive dans le petit écran américain. Il y a les valeurs sûres pour me confirmer tout le bien que je pense d'elles, avec une saison 4 de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Justified&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui a été à la hauteur (et sur laquelle il faut vraiment que je prenne le temps de revenir prochainement). Côté nouveautés, j'ai été agréablement surprise par une nouvelle venue dans le monde des séries, &lt;em&gt;Sundance Channel&lt;/em&gt;, qui m'a conquise avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rectify&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Et j'ai même replongé dans les grands networks US grâce à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hannibal&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (qui, au vu de ses audiences, risque de ne pas échapper à la malédiction frappant invariablement toute nouveauté de networks que j'aime...).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En attendant de revenir sur toutes ces fictions, le billet du jour est consacré à une série dont j'ai déjà parlé il y a plusieurs mois, et dont la première saison s'est achevée ce mercredi aux Etats-Unis : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Le &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/01/31/pilote-us-the-americans.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;pilote s'était révélé très convaincant&lt;/a&gt;, les 12 épisodes qui ont suivi ont-ils confirmé les promesses entrevues ? Si je me suis beaucoup attachée à cette série, que j'ai suivie sans jamais prendre le moindre retard (un signe qui ne trompe pas), il aura cependant manqué quelque chose à cette première saison pour faire d'elle une fiction incontournable. Elle n'en reste pas moins une bonne série, solide, enthousiasmante à l'occasion. Nul doute que je serai au rendez-vous pour la saison 2.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Americaines/theamericans5h_zps2dd864e0.jpg&quot; alt=&quot;theamericans5h_zps2dd864e0.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Rappelons brièvement l'histoire : se déroulant dans les années 80, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; met en scène un couple d'Américains en apparence ordinaires, Phillip et Elizabeth Jennings, qui derrière leur vie de famille bien rangée sont en réalité des agents soviétiques infiltrés aux Etats-Unis. Ils accomplissent pour leurs supérieurs diverses missions - de la collecte de renseignements à la capture ou à l'assassinat d'individus -, tout en tentant de préserver une façade de normalité qui leur permet de donner le change face au monde extérieur. Ce concept de départ a pour conséquence de fusionner vie privée et responsabilités professionnelles, chacune étant emboîtée dans l'autre, et la première servant à mener à bien les secondes. Cela permet un intéressant mélange : derrière le récit d'espionnage aux codes narratifs classiques pour ce genre, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une fiction relationnelle. User des sentiments pour parvenir professionnellement à ses fins se généralise d'ailleurs au fil de la saison, une relation prenant même un tournant inattendu au cours duquel les rapports de force s'inversent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Cependant, c'est le couple Jennings qui demeure le sujet principal. Si la série échoue à exploiter de manière convaincante le parallèle potentiel entre ces derniers et leurs voisins, le couple de l'agent du FBI restant trop superficiel et plat pour intéresser, la caractérisation des deux agents soviétiques est en revanche autrement plus soignée et inspirée. Il faut dire que les divergences existant entre Elizabeth et Phillip avaient clairement été établies dès le pilote : ils abordent différemment aussi bien leur mariage, que leur mission en général. A partir de là, cette première saison joue sur ces deux ressorts pour rendre leur relation très mouvante, chacun semblant s'accrocher à ses certitudes ou chercher des repères par trop vacillants. Ce qui explique que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; renvoie parfois l'impression d'avancer d'un pas, pour ensuite reculer de deux, et enfin en sauter trois. Cependant sa grande réussite est de parvenir à capturer les dilemmes et les dualités de ce couple atypique. Bénéficiant d'une écriture engageante, assez fine psychologiquement, la série surprend ainsi tout particulièrement par sa faculté à nous impliquer dans les retombées personnelles de ces jeux d'espions qui n'en demeurent pas moins létaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Americaines/theamericans5c_zpsbce31d5c.jpg&quot; alt=&quot;theamericans5c_zpsbce31d5c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; aborde certes le thème du couple - avec une base de départ assez unique -, mais elle reste une série d'espionnage. Elle gère d'ailleurs plutôt bien le dosage entre ces deux éléments. Les missions mises en scène ont ce côté besogneux, parfois anecdotique ou inutile, des fictions d'espionnage qui refusent de glamouriser cette profession. Le spectaculaire n'est pas le quotidien des protagonistes, et c'est tant mieux. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Ce qui est au coeur de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, c'est l'idée de l'infiltration : opérer en sol étranger et s'y fondre. Il s'ensuit un véritable jeu de miroirs faussé entre russes et américains. Cet aspect est un des éléments les plus intéressants de la série - même si elle ne l'exploite pas toujours pleinement. Autour d'une trame commune, elle nous fait vivre en parallèle plusieurs visions subjectives distinctes, des divergences se faisant jour au sein même de chaque camp. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Un des épisodes les plus intéressants de la saison est le quatrième, &lt;em&gt;In Control&lt;/em&gt;. Il traite de la manière dont les soviétiques reçoivent et analysent un fait historique bien réel, la tentative d'assassinat sur le président Reagan. L'épisode montre combien chacun extrapole alors sur le futur des Etats-Unis, à partir d'informations parcellaires, avec des outils d'analyse personnels biaisés par une culture et par une compréhension des fondations du pays qui lui est propre. Ce thème des différences de mentalités revient également dans la relation qui se noue entre l'agent du FBI, Stan, et sa taupe à la &lt;em&gt;rezidentura&lt;/em&gt;, Nina : il est perceptible dans leurs échanges, mais aussi dans l'évolution que connaît leur rapport. Le concept choisi par la série l'oblige à éviter tout manichéisme dans la mise en scène des deux camps. Par ses incursions dans les différences de perception de chacun - mais aussi en montrant leurs similitudes (l'écho que trouvent les différentes morts auprès des protagonistes), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; tient un sujet fascinant d'ambivalence, qui mériterait vraiment d'être exploré jusqu'au bout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Americaines/theamericans5g_zpsfdc8bbcc.jpg&quot; alt=&quot;theamericans5g_zpsfdc8bbcc.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Si ce ne sont ni les bonnes idées, ni le potentiel d'ensemble, qui font défaut à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, il manque quelque chose à la série pour faire d'elle une grande. En premier lieu, c'est l'intensité qui pose problème dans certains épisodes. La série suit des intrigues souvent bien construites et exécutées de façon fluide, mais tout y semble toujours très calibrée, avec une relative prévisibilité qui empêche la tension de monter. De plus, on a l'impression que la fiction, du fait de son concept, se voit contrainte de préserver un &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt; qu'elle n'ose remettre en cause : il ne peut être envisagé que les protagonistes principaux (les Jennings et Stan) soient en danger, du moins pour le moment. Peut-être rejoint-on aussi ici une limite de l'historique : faire revivre la Guerre froide est intéressant, mais tout ne peut pas arriver. Si la série a démontré sa capacité à intégrer grande et petites histoires, il lui reste à montrer qu'elle saura quand il le faudra redistribuer les cartes. L'épisode final est assez révélateur des forces et limites de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : il amène remarquablement le danger sur le couple - avec deux premiers tiers assez magistraux -, pour ensuite déjouer le tout par une simple course poursuite, avec des conséquences limitées sur la situation de chacun.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le choix d'une retenue qui peut s'interpréter comme de la sobriété se retrouve dans le visuel de la série : pour nous plonger dans une ambiance 80s', outre une bande sonore marquée par cette époque (mais dont les chansons emblématiques restent utilisées avec une parcimonie bienvenue), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; fait le choix d'un esthétique un peu terne qui, visuellement, se rattache à cette période, loin de toute reconstitution flamboyante. Enfin, la série a le mérite de pouvoir s'appuyer sur un casting convaincant. &lt;em&gt;Keri Russell&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Felicity&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) et &lt;em&gt;Matthew Rhys&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Brothers &amp;amp; Sisters, The Mystery of Edwin Drood, The Scapegoat&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) n'y sont pas pour rien dans l'attachement et l'implication que leurs personnages peuvent susciter. En soutien, &lt;em&gt;Margo Martindale&lt;/em&gt; délivre une prestation comme toujours admirable de maîtrise dans un rôle très ambigu qui, jusqu'au bout, prendra le contre-pied de bien des attentes et saura révéler de nouvelles facettes. Face à eux, &lt;em&gt;Noah Emmerich&lt;/em&gt; dispose d'un personnage moins attrayant qui, cependant, forme un pendant assez naturel aux agents du KGB qu'il traque.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Americaines/theamericans5e_zps4531aa4e.jpg&quot; alt=&quot;theamericans5e_zps4531aa4e.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Americaines/theamericans5a_zpsc38d14c3.jpg&quot; alt=&quot;theamericans5a_zpsc38d14c3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Bilan : &lt;em&gt;The Americans &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;signe &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;une première saison très solide et intéressante. La série a réussi son premier objectif : celui d'impliquer le téléspectateur auprès de son couple central, agents du KGB qu'elle est parvenue à humaniser, entremêlant habilement problématiques relationnelles et jeux d'&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;espions. Elle laisse cependant l'impression de ne pas avoir toujours su exploiter pleinement le potentiel extrêmement riche de son concept et de toutes les thématiques qu'il permet d'aborder. C'est une bonne série à laquelle je me suis beaucoup attachée, mais elle demeure certainement perfectible. J'attendrai la saison 2 avec impatience, en espérant que les scénaristes auront appris de leurs limites au cours de cette première saison pour que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Americans&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; acquiert toute l'intensité et l'ampleur qu'elle mérite, et qui est certainement à sa portée.&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 7,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Le générique de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;BONUS - La chanson sur laquelle cette saison se conclut (&lt;em&gt;Games without frontiers&lt;/em&gt;) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/01/pilote-se-30-grader-i-februari-30-degrees-in-february.html</guid>
                <title>(Pilote SE) 30 grader i februari (30 Degrees in February) : l'espoir ou l'illusion d'un nouveau départ au bout du monde</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/05/01/pilote-se-30-grader-i-februari-30-degrees-in-february.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries européennes autres)</category>
                                                <pubDate>Sat, 04 May 2013 18:09:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30grader0_zps3aa41854.jpg&quot; alt=&quot;30grader0_zps3aa41854.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Poursuivons les découvertes faites à &lt;em&gt;Series Mania&lt;/em&gt; avec une série suédoise que j'avais placée parmi mes priorités de visionnage (et qui n'a pas déçu mes attentes). L'unicité de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; tient au fait qu'elle nous entraîne loin des emblématique paysages enneigés de Scandinavie, vers un tout autre continent : direction l'Asie, et plus précisément la Thaïlande. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Quel est le lien qui unit ces deux pays que l'on situerait plutôt aux antipodes l'un de l'autre ? Pour comprendre cette série, il faut savoir que la Thaïlande est une destination phare en Suède. Pas moins de 600.000 suédois visitent chaque année ce petit coin d'Asie aux plages paradisiaques, ce qui représente quand même 7% de la population. Au total, actuellement, plus de la moitié des suédois se sont rendus au moins une fois dans leur vie en Thaïlande... Voici donc le constat qui a inspiré &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Cette série a été diffusée sur la chaîne publique &lt;em&gt;SVT&lt;/em&gt; du 6 février au 9 avril 2012. Elle compte une saison de 10 épisodes de 58 minutes chacun. Tout en profitant pleinement de son cadre dépaysant, elle fait figure de drame humain désenchanté qui touche le téléspectateur à plus d'un titre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30graderc_zps7f375b6e.jpg&quot; alt=&quot;30graderc_zps7f375b6e.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;30 grader i februari&lt;/strong&gt; délaisse la neige et le froid d'un mois de février en Suède, pour suivre différents personnages jusque sur le sable chaud thaïlandais. Il faut dire que la Thaïlande est certes une destination de rêve pour les vacances, mais elle peut être bien plus que cela : pour certains, elle apparaît comme une opportunité, une terre nouvelle pour changer de vie, pour tout recommencer sur de nouvelles bases. Ce sont quatre histoires croisées de protagonistes très divers, débarquant tout juste dans ce pays d'Asie, que la série va nous conter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Il y a tout d'abord ce couple de sexagénaires dont la relation inégale interroge : le mari, malade, en fauteuil roulant, traîne son mal-être et fait subir à sa femme toutes les frustrations que lui cause cette condition. C'est pour lui changer les idées que son épouse lui a offert ce voyage surprise en Thaïlande, séjour qu'il ne semble pourtant pas décidé à apprécier. C'est en revanche pour un retour au calme, loin de la tension de la Suède, qu'une mère, venant d'être victime d'une attaque, emmène ses deux filles retrouver les plages où la famille s'était constituée tant de bons souvenirs des années auparavant. Dans le même temps, c'est avec un autre type d'espoir que Glenn débarque pour la première fois dans ce pays : célibataire rêvant d'une famille, il a rencontré sur internet une jeune thaïlandaise et espère revenir en Suède mari et femme. Enfin, c'est un retour aux sources très différent que vit le dernier protagoniste : thaïlandais tombé amoureux d'une suédoise pour laquelle il a tout quitté, il rentre chez lui et va notamment tenter de renouer avec un fils à la dérive qu'il avait alors laissé derrière lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30graderi_zps19bdc0c2.jpg&quot; alt=&quot;30graderi_zps19bdc0c2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une série empreinte d'humanité. C'est une fiction sur la vie, avec toutes les épreuves et les désillusions qui la peuplent, mais aussi avec ces brèves satisfactions, ces fugaces moments de bonheur, qui l'accompagnent, la rythment et dont l'existence permet à chacun de continuer à aller de l'avant. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Très vite, il apparaît clairement que la Thaïlande ne sera pas la terre des miracles espérée, où il aurait été possible de tout laisser derrière soi et de repartir de zéro. Tous ces personnages venus y poser leurs valises, pour quelques jours ou avec l'espoir d'y construire un futur, vont d'ailleurs être, chacun à leur manière, rattrapés par leur histoire, par leur passé, par leur caractère, par tous ces éléments qui les définissent peu importe le lieu où ils sont. De plus, la Thaïlande est aussi un pays de mirages : derrière l'illusion de paradis et des possibilités qui semblent infinies, transparaît une réalité plus sombre. La dureté de la vie, sa noirceur même, n'est pas restée avec le froid dans la Scandinavie qu'ils ont quittée. Au fil de ses deux premiers épisodes, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; se révèlera à la fois poignante et touchante. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Bénéficiant d'une écriture fine qui permet une juste et soignée caractérisation des personnages, la série repose sur une galerie de portraits nuancés. Si elle ne manque pas de passages durs émotionnellement, elle n'en est pas moins chargée de vitalité. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; fait preuve d'une faculté assez unique pour entraîner le téléspectateur dans de véritables montagnes russes émotionnelles, signe d'une maîtrise narrative qu'il faut saluer. Pour chacun, aux déceptions succèdent de brefs moments où le bonheur semble possible, voire atteint. La fiction capture et sublime ces instants-là avec une intensité qui impressionne. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;C'est par exemple le cas de l'excursion en plongée de l'épouse brimée, dont ce moment de liberté et d'émerveillement innocent va droit au coeur. Reste que c'est une tonalité assez sombre qui prédomine sur ces débuts. Cependant, du fait de son concept, la série dispose d'une voie à explorer qui empêche de tout peindre en noir. Car la Thaïlande est bel et bien une occasion qui ne se représentera sans doute pas : voyager, changer de cadre, ce n'est pas seulement revoir son quotidien, c'est surtout un moyen d'apprendre sur soi-même, de revoir ses priorités, de mieux comprendre ses aspirations. Ce pays n'est pas une solution miracle, mais il offre une chance pour s'épanouir... à chacun de la saisir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30gradery_zps5af7aee5.jpg&quot; alt=&quot;30gradery_zps5af7aee5.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dispose d'un atout de choix, qui lui permet de se démarquer visuellement de toutes les autres fictions scandinaves &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;: son décor thaïlandais, et tous ces paysages sur lesquels la caméra va pouvoir s'attarder. La série s'emploie à pleinement les mettre en valeur, qu'il s'agisse de ces longues plages paradisiaques, de cet océan au bleu si clair, de cette faune et flore exotique à portée de main... Tout au long de ses épisodes, la fiction semble comme ironiquement jouer sur le contraste entre la beauté des lieux dans lesquels se déroule son action - soulignée par une superbe photographie -, et la dureté des histoires qui s'y jouent. Pour accompagner le tout, la série bénéficie d'une ambiance musicale où perce un soupçon d'exotisme opportun, à l'image du chouette générique assez envoûtant que vous pouvez visualiser plus bas (1ère vidéo sous ce billet).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une série chorale qui peut s'appuyer sur un casting homogène et solide, capable de faire passer une émotion, un sentiment de détresse ou de joie, par une simple expression, sans avoir besoin de surligner le moment ou d'ajouter des dialogues superflus. On retrouve notamment en son sein &lt;em&gt;Kjell Berggvist &lt;/em&gt;(&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Graven, En Pilgrims Död&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Lotta Tejle&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mäklarna, Morden, Morden i Sandhamn&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Maria Lundgvist&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sally&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Hanna Ardéhn&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dubbelliv&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Viola Weidemann, Thomas Chaanhing, Sanong SudLa, Kjell Wilhelmsen &lt;/em&gt;(&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Saltön&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; DoungJai Hiransri, Sumontha Sounpoirarat, Björn Bengtsson &lt;/em&gt;(&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Labyrint&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Torkel Petersson&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hjälp!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) ou encore &lt;em&gt;Rebecka Hemse&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Beck, Dag&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30graderv_zpsca33f360.jpg&quot; alt=&quot;30graderv_zpsca33f360.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30graderw_zps5c8af611.jpg&quot; alt=&quot;30graderw_zps5c8af611.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/30graderp_zps60b829cf.jpg&quot; alt=&quot;30graderp_zps60b829cf.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Bilan :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Dotée d'une écriture solide, démontrant une capacité à dépeindre avec beaucoup de nuances et de justesse les portraits de chacun, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;30 grader i februari&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un drame humain, choral, à la noirceur bien réelle, qui va toucher et impliquer émotionnellement le téléspectateur. A&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;u contact du décor thaïlandais, la vie de chaque protagoniste poursuit son cours, imperturbable à sa manière et n'étant que peu affectée par ce cadre. Le dépaysement apparaît comme une échappatoire illusoire, les difficultés se perpétuant même au bout du monde... Cependant, c'est aussi une occasion de repartir de l'avant, d'apprendre sur soi. Cela donne au final une série entre ombres et lumières, à la fois amère et pleine de vitalité, dont le visionnage marque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Une série dont il me reste à espérer qu'elle attire l'attention d'une chaîne de façon à permettre un visionnage intégral de la saison, car il est bien frustrant de ne pas accompagner plus loin tous ces personnages.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 7,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le générique de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La bande-annonce de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/04/29/tch-hořici-keř-burning-bush.html</guid>
                <title>(Pilote TCH) Hořící Keř (Burning Bush) : une Histoire Tchèque entre drame personnel et luttes politiques</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/04/29/tch-hořici-keř-burning-bush.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries européennes autres)</category>
                                                <pubDate>Wed, 01 May 2013 16:49:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbush_zps4ff14be1.jpg&quot; alt=&quot;burningbush_zps4ff14be1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Petite dérogation au rendez-vous hebdomadaire asiatique habituel cette semaine : je préfère poursuivre mes billets sur mes visionnages du Festival Séries Mania (sinon, je ne vais jamais m'en sortir côté plannification du blog). C'est donc l'occasion aujourd'hui de continuer le tour d'Europe entrepris par &lt;em&gt;My Télé is Rich!&lt;/em&gt; pour poser cette fois nos valises dans un nouveau pays : la République Tchèque. Dimanche après-midi avait en effet lieu au Forum des images la projection du premier épisode de la mini-série, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (que l'on peut traduire en français par &quot;buisson ardent&quot;) et dont le titre international est &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Burning Bush&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; (une lecture complémentaire sur ce petit écran d'Europe de l'Est par ici : &lt;a href=&quot;http://www.ft.com/intl/cms/s/2/d15484d4-9e03-11e2-9ccc-00144feabdc0.html#axzz2S249Mns3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Czech-point drama&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Il est intéressant de noter qu'il s'agit de la première série de &lt;em&gt;HBO Europe&lt;/em&gt;. Sa conception a été confiée à une figure expérimentée, la réalisatrice polonaise &lt;em&gt;Agnieszka Holland&lt;/em&gt; (les sériephiles garderont notamment en tête qu'elle a réalisé quelques épisodes de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Wire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Treme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ou encore &lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Killing&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;). &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; compte au total trois épisodes, d'1h20/30 chacun. Sa diffusion en République Tchèque a débuté le 27 janvier pour s'achever le 10 février 2013, soit quelques semaines après la célébration par les Tchèques du 44e anniversaire de l'évènement sur lequel la fiction revient : la disparition de Jan Palach, devenu un symbole national tchécoslovaque de la résistance au communisme. Pour resituer les conditions de cette diffusion, je vous invite à consulter cet intéressant &lt;a href=&quot;http://mediaczech.net/2013/01/30/hbo-ressuscite-jan-palach/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;article sur MediaCZECH, publié en janvier dernier&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbushg_zpsc8e8e265.jpg&quot; alt=&quot;burningbushg_zpsc8e8e265.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ne revient pas sur la vie de Jan Palach, mais va plutôt s'intéresser aux conséquences immédiates de son geste, dans la Tchécoslovaquie de la fin des années 60. La mini-série s'ouvre en janvier 1969 par une scène très dure, celle de l'immolation de ce jeune étudiant pragois qui entend ainsi protester contre l'occupation soviétique du pays qui dure depuis plusieurs mois. Le premier épisode s'attarde sur l'impact que va avoir son geste, tant sur le pays et sur les enjeux politiques qu'il réveille - le printemps de Prague s'est clôturé en août de l'année précédente par l'invasion des troupes du Pacte de Varsovie -, que sur sa famille, puisqu'il laisse derrière lui un frère et une mère très éprouvée.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La suite prendra un tournant plus judiciaire. Plusieurs semaines après cet évènement, des officiels du régime communiste commencent à s'en prendre à la mémoire du défunt, réécrivant l'histoire à leur manière en remettant en cause les conditions de la mort et des motivations de Jan Palach. Il s'agit d'une atteinte que sa famille refuse d'accepter. C'est dans ces circonstances que va intervenir une jeune avocate, proche des milieux d'opposition et défendant leurs causes devant les tribunaux, Dagmar &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Burešo&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;v&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;á. Vingt ans plus tard, en 1989, elle deviendra la première ministre de la justice d'une Tchécoslovaquie libre... Pour l'heure, elle va mener la croisade de la famille Palach.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbushp_zpse23f6d46.jpg&quot; alt=&quot;burningbushp_zpse23f6d46.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Si &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a la structure d'une mini-série en trois partie, sa trame se construit comme un très long métrage de 4h30. Le rythme est lent, l'approche tient avant tout du témoignage d'une période de l'Histoire tchèque : c'est une suite d'instantanés et de points de vue qui nous sont proposés, permettant de nous glisser dans la société tchécoslovaque de ce début d'année 1969. L'histoire mise en scène a deux versants destinés à s'entremêler et à se compléter. En premier lieu, il s'agit d'évoquer le drame personnel d'une famille, d'abord choquée, puis endeuillée, par le choix extrême qu'a fait ce fils, ce frère. L'acceptation d'un tel sacrifice ne va pouvoir se faire qu'en gardant à l'esprit le sens qu'a à la mort de Jan Palach : c'est un acte commis contre l'occupation soviétique. Le premier épisode nous fait vivre toutes les étapes du douloureux processus de deuil de sa famille. On comprend donc pourquoi, lorsque cette vérité est remise en cause par un officiel communiste, cela les touche si fortement. La plainte et la lutte judiciaire dans laquelle sa mère est prête à s'investir sont ainsi parfaitement expliquées : il s'agit de préserver un souvenir et la puissance évocatrice qui accompagne ce geste. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;C'est alors que la trame intime rejoint le second versant, politique, de la mini-série. Jan Palach est devenu un symbole national. Les raisons de son geste&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;trouvent une résonnance dans tout le pays. Mais ce dernier a perdu ses repères. La mini-série dresse un portrait appliqué de la société tchécoslovaque, avec toutes ses nuances : celui d'&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;une population qui subit l'occupation soviétique, d'autorités qui tentent de préserver un pouvoir et un &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt; avec la menace russe en arrière-plan, mais aussi de franges de dissidence isolées, notamment dans les milieux étudiants. En une année, il faut garder à l'esprit tous les bouleversements qu'a connus la Tchécoslovaquie. Les esprits restent sonnés par l'enchaînement de ce qui s'est produit depuis 1968.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; L'anormal et le normal se confondent, tout tend à être relativisé. L'instinct de préservation, l'apathie l'emportent sous la poigne de fer qui s'est rabattue. Par conséquent, il émane de ce premier épisode une froideur diffuse, glaçante, qui marque le téléspectateur. Au milieu de tout cela, quelques figures émergent dans le sillage du geste de Palach. Les actions qu'elles prendront face aux autorités seront l'objet des deux parties à venir, mais ce pilote réussit sa mission : plonger le téléspectateur dans la Tchécoslovaquie des années 60 et l'interpeller avec force sur des thèmes de luttes, humaines et politiques, qui restent universels.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbushk_zpsab74eae3.jpg&quot; alt=&quot;burningbushk_zpsab74eae3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La volonté de faire de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; un témoignage de cette époque et des évènements qui l'ont marquée se perçoit dans les choix formels effectués. La réalisation, maîtrisée et soignée, opte pour de nombreuses longues séquences qui prennent le temps de constituer un portrait le plus précis possible. La caméra sait s'attarder sur des détails dont chacun peut avoir son importance pour compléter cette peinture historique. Autre preuve de cette volonté de reconstitution sobre et, pourrait-on dire, authentique, l'épisode inclut même des passages en noir et blanc, comme lors de l'enterrement de Jan Palach, semblables à des images d'archives retranscrivant le deuil national qu'il a représenté. Le tout est accompagné d'une bande-son bien présente, qui renforce la puissance évocatrice des évènements mis en scène.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie d'un casting globalement homogène et convaincant. Si &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tatiana Pauhofová&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kriminálka staré mesto, Terapie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) est sans doute destinée à prendre plus d'importance dans les prochains épisodes, cette première partie adopte une approche très chorale. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Jaroslava Pokorná&lt;/em&gt; nous fait partager de manière poignante et déchirante le deuil d'une mère, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Petr Stach&lt;/em&gt; interprétant quant à lui le frère de Jan Palach. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vojtech Kotek&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vyprávej&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) incarne cette opposition étudiante qui refuse de sombrer dans la passivité ambiante. A l'opposé, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ivan Trojan&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cetnické humoresky&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) est lui le policier en charge de l'enquête, devant surtout assurer le respect du fragile ordre établi. On retrouve également &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Jan Budar, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Patrik Dergel, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Martin Huba&lt;/em&gt; ou encore &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Adrian Jastraban&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbusha_zps8c0bee13.jpg&quot; alt=&quot;burningbusha_zps8c0bee13.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbushb_zpsbcf51526.jpg&quot; alt=&quot;burningbushb_zpsbcf51526.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Series%20Europeennes/burningbushm_zpsef54dcd9.jpg&quot; alt=&quot;burningbushm_zpsef54dcd9.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan : &lt;em&gt;Hořící Keř&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; signe une première partie convaincante au sein d'une mini-série qui tient clairement plus, dans sa construction, du (très) long&amp;nbsp; métrage. Tout en proposant une reconstitution sobre et détaillée qui apparaît comme une sorte d'instantané de la Tchécoslovaquie du début d'année 1969, elle nous relate un évènement dramatique sous toutes ses facettes, aussi bien dans ses conséquences intimes que dans les enjeux politiques auquel ce geste terrible - l'immolation - renvoie. C'est une fiction qui, manifestement, se veut une oeuvre de témoignage, sur des évènements qui restaient à raconter à l'écran. Elle est adressée à destination d'un pays qui attendra encore deux décennies avant d'opérer sa &quot;révolution de velours&quot;. Cependant, au-delà de l'Europe de l'Est, ses thèmes ont une portée qui dépasse ce seul cadre historique ce qui la rend intéressante à plus d'un titre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 7,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Une bande-annonce de la mini-série (en VOSTA) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/04/29/isr.html</guid>
                <title>(ISRL) 30 shekel per hour (6 dollars per hour) : une plongée réaliste dans le dur quotidien de travailleurs précaires</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/04/29/isr.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries israéliennes)</category>
                                                <pubDate>Tue, 30 Apr 2013 08:38:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Israel/30shekelsperhour_zps25178843.jpg&quot; alt=&quot;30shekelsperhour_zps25178843.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;[La version originale de ce billet a été rédigée et pré-publiée pour le &lt;a href=&quot;http://blogseriesmania.wordpress.com/2013/04/27/jour-5-6-dollars-per-hour/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;blog du Festival SeriesMania&lt;/a&gt;.]&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Israël était encore une fois très représentée au Festival Séries Mania cette année, avec pas moins de quatre séries proposées en projection. Si je n’ai pas eu l’occasion de voir les deux comédies, les séries dramatiques, extrêmement différentes, se sont révélées marquantes à leur manière. Sous ses allures de voyage initiatique en Inde, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ananda&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est restée dans les esprits pour sa vitalité communicative qui envoûte le téléspectateur et demeurera sans doute le coup de coeur israélien de ce Festival. Il est bien difficile de se la délaisser une fois les épisodes lancés. Vendredi dans l’après-midi, c’est une fiction plus difficile d’accès qui était projetée : &lt;em&gt;&lt;strong style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;6 dollars per hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, une série de 8 épisodes de 35 minutes dont les trois premiers étaient proposés au public. Cette dernière a remporté en 2012 le prix de la meilleure série israélienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Série beaucoup plus dure, empreinte d’une certaine forme de désespoir, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;6 dollars per hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; se présente comme une plongée réaliste, dans le quotidien de femmes de ménage. Plus précisément, il s’agit de nous relater leur lutte constante pour joindre les deux bouts, pour conserver une place au sein de la société et auprès de leurs proches. Parmi ces trois protagonistes principales, les origines sont diverses, les histoires passées également : on y trouve une émigrée ukrainienne qui tente d’économiser pour sa fille restée au pays, une jeune femme arabe qui s’est isolée des siens, ainsi qu’une israélienne qui a besoin d’argent pour payer l’avocat de sa fille emprisonnée. Chacune a donc ses propres préoccupations. Elles évoluent en parallèle, individualistes et solitaires dans leur misère. Mais lorsque l’entreprise qui les emploie les licencie, elles vont découvrir que l’union est parfois la réponse qui convient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Israel/30shekelb_zpsbc9b92ad.jpg&quot; alt=&quot;30shekelb_zpsbc9b92ad.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;6 dollars par hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; se veut à la fois comme une chronique sociale et intime. Sociale, parce que sa première ambition est d’interpeler le téléspectateur en soulevant le voile sur les conditions de travail et le statut extrêmement précaire de toute une frange de la population du pays, ces intérimaires qui, sans droit, sont corvéables à merci, sans aucune garantie de lendemain pour un salaire très bas. Signe que la série a touché une corde sensible, elle s’est même invitée lors de sa diffusion dans les débats parlementaires israéliens, sans pour autant parvenir à un quelconque changement législatif. Mais pour évoquer ce thème, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;6 dollars per hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; suit un prisme avant tout personnel. C’est par une suite d’instantanés, avec une narration éclatée, presque minimaliste, qu’elle nous glisse dans le quotidien des trois femmes au centre du récit, toutes éprouvées par la vie à différents degrés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;L’approche choisie peut dérouter : la série adopte un rythme très lent. Se voulant réaliste, elle fait sien un quotidien rempli d’anecdotique, sans rien édulcorer, seulement marqué à l’occasion par quelques éclats et confrontations qui viennent révéler les blessures et les difficultés. Ce refus clair de romancer ces journées fait de la série une fiction abrasive, dure, mais difficile d’accès aussi quand on connaît encore si peu chaque protagoniste. La série rejoint ici un peu &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2013/02/10/mini-serie-irl-prosperity.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'approche qui était celle de l'irlandaise &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prosperity&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Ce ressenti est accentué par une réalisation qui opte pour une approche très particulière : celle du plan fixe centré sur un personnage. La plupart du temps, la caméra n’essaie pas de rendre compte de toute une scène, mais seulement d’éclairer une figure particulière en son sein, s’attardant sur un regard, un sourire… et s’efforçant de capturer toutes les nuances d’expression qui passent sur un visage, de la joie à ces moments passagers d’abandon et de désespoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En privilégiant ainsi l’ordinaire, la série entend nous glisser peu à peu dans les vies de chaque protagoniste. Car si leur quotidien seul peut révolter, c’est seulement en apprenant à les connaître que le téléspectateur pourra vraiment s’impliquer. C’est par petites touches, avec beaucoup de parcimonie, que &lt;em&gt;&lt;strong&gt;6 dollars per hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; dessine les portraits de ses personnages, s’humanisant à mesure qu’elle progresse sur cette voie. Du fait de cette construction, la série semble se prêter plus à un visionnage rapide, presqu’à la suite, qu’au rythme hebdomadaire épisode par épisode. En effet, c’est seulement lorsque le passé et les préoccupations de chacune apparaissent suffisamment constituées sous nos yeux que va naître l’empathie attendue, logique dans une telle fiction. Ce n’est donc pas au terme du pilote, mais bien au fil des épisodes, que la vision adoptée par la série acquiert sa légitimité. Ainsi, au cours des 3 premiers épisodes, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;6 dollars per hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ne cesse de gagner en force.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1278.photobucket.com/albums/y501/myteleisrich5/Israel/30shekel_zps65a3dd9a.jpg&quot; alt=&quot;30shekel_zps65a3dd9a.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;: &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;6 dollars per hour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est une série sombre, mettant en scène une détresse humaine avec une sobriété recherchée, sans chercher à rien édulcorer. Avec son rythme lent, cette narration minimaliste où l’anecdotique l’emporte, ce n’est que progressivement qu’elle atteint toute sa dimension. Pour en prendre la portée, il faut donc lui laisser le temps de s’installer sur plusieurs épisodes. Une fois cela réalisé, le téléspectateur ressort marqué par cette noirceur d’ensemble d’une chronique certes sociale, mais surtout humaine et intime qui touche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 6,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Pour un aperçu, le premier épisode (non sous-titré) en commençant par le générique :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>