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        <title>My Télé is rich !</title>
        <description>Critiques, coups de coeur et analyses dans l'univers des séries télévisées, à la découverte du petit écran mondial (américain, asiatique et européen...).</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 20:14:38 +0200</lastBuildDate>
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                <title>(ISRL / Pilote) Hatufim (Prisoners of War) : le difficile retour de prisonniers de guerre israéliens</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 17 May 2012 17:17:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20Israeliennes/hatufim0.jpg&quot; alt=&quot;hatufim0.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;My Télé is Rich!&lt;/em&gt; découvre enfin Israël (et ça mérite même la création d'une nouvelle catégorie) ! La semaine dernière, en Angleterre, &lt;em&gt;Sky Arts 1&lt;/em&gt; débutait la première saison de&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. C'était donc l'occasion rêvée de découvrir la série dont s'est inspirée l'américaine &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homeland&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Jusqu'à présent, la première (et dernière) série israélienne que j'avais eu l'occasion de suivre remontait à plus d'une décennie. C'était un &lt;em&gt;teen show&lt;/em&gt; du nom de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Face Caméra&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; que France 2 avait diffusé en 2000. De &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Face Caméra&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, j'ai quelques souvenirs très vagues, un générique qui défile dans la tête, et pas vraiment d'avis sur la qualité éventuelle d'une série de mon adolescence que je suivais sans déplaisir mais qui ne m'a pas marqué. Douze ans après, j'ai donc lancé ma deuxième série israélienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Créée par &lt;em&gt;Gideon Raff&lt;/em&gt; (qui a également participé à l'adaptation américaine), la saison 1 de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prisoners of War&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; à l'internationale) a été diffusée en Israël, sur Channel 2, au printemps 2010. Elle compte 10 épisodes (et une saison 2 a été commandée). Elle y a rencontré un important succès d'audience et a été récompensée&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; d'un &lt;em&gt;Israeli Academy Award&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;. Comme l'explique &lt;em&gt;Gideon Raff&lt;/em&gt; dans les différentes interview qu'il a pu donner (comme &lt;a href=&quot;http://www.jewishjournal.com/the_ticket/item/gilad_shalit_and_israeli_tvs_searing_prisoners_of_war_20111031/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;dans cet article&lt;/a&gt;), la question des prisonniers de guerre est particulièrement sensible en Israël (ce qui explique aussi les critiques qui ont pu être formulées face à la série). Si l'on se souvient dans l'actualité récente de la libération de Gilat Shalit (dont des scènes - notamment médiatiques - du pilote de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; résonnent comme un écho), ce que deviennent ces individus une fois de retour au pays a été peu traité par la fiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Si j'étais très impatiente de découvrir &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, je craignais aussi que le fait d'avoir déjà vu &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homeland&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ne me permette pas de pleinement l'apprécier (pour être honnête, si j'avais eu l'espoir de découvrir &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; si vite, j'aurais attendu avant de regarder la série de &lt;em&gt;Showtime&lt;/em&gt;). Cependant ce pilote m'a rassurée : à partir d'une thématique proche et d'idées similaires, il adopte une approche très intéressante et surtout différente de sa consoeur américaine. L'autre bonne nouvelle, c'est que le &lt;a href=&quot;http://www.amazon.co.uk/Prisoners-War-Series-1-DVD/dp/B007RD9OKA&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;DVD de cette saison 1 sortira dès le mois de juillet&lt;/a&gt; en Angleterre (comme toujours, il s'agit de VOSTA).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20Israeliennes/hatufimc.jpg&quot; alt=&quot;hatufimc.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Hatufim&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; raconte l'histoire de trois soldats israéliens ayant été capturés au Liban au cours d'une mission de reconnaissance au-delà de la frontière. Après 17 années passées en captivité, un accord est finalement trouvé pour obtenir leur libération. Mais seuls deux d'entre eux rentrent vivants. Nimrod et Uri retrouvent un pays qui a changé et où ils n'ont plus leurs repères, des familles qui ont continué de vivre malgré tout et qui leur sont devenues étrangères, à l'image de ce fils que l'un d'entre eux découvre adolescent et qu'il n'a jamais connu.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;L'évènement que représente ce retour inespéré des deux soldats est célébré en grandes pompes par les médias. Mais derrière la fête, très vite, il faut recommencer ces vies interrompues pendant presque deux décennies. Beaucoup de questions appellent des réponses, aussi bien les conditions de leur détention - tant de choses a pu se passer durant une si longue période - mais aussi de leur libération. Dès le lendemain de leur arrivée en Israël, un debriefing est ainsi programmé par les services de sécurité. La réacclimation va être lente et difficile.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20Israeliennes/hatufimd.jpg&quot; alt=&quot;hatufimd.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Il est sans doute impossible au téléspectateur ayant vu &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homeland&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; d'aborder &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; sans établir naturellement des parallèles avec la version américaine. Si l'inspiration commune se perçoit jusque dans certaines scènes que l'on retrouve dans les deux pilotes (comme celles de l'aéroport où attérissent les soldats libérés), ce sont paradoxalement plutôt les différences de tonalités qui frappent. Il apparaît en effet vite clair que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n'a pas les mêmes priorités, ni la même approche de ce sujet de départ partagé qu'est le retour de prisonnier de guerre. Le concept s'adapte ici au pays dans lequel l'histoire se déroule : tandis que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homeland&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; embrasse dès le départ - et son générique en est la parfaite illustration - le registre du thriller paranoïaque, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; entame, elle, une exploration plus psychologique et intime du sort des anciens prisonniers, ainsi que de leurs familles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Les différences factuelles notables sont d'ailleurs particulièrement révélatrices de l'orientation propre à la version israélienne. Soulignant le fossé encore plus grand qui a pu se creuser, ce ne sont pas huit années mais dix-sept années de captivité qu'ont enduré les prisonniers, soit quasiment une génération. De plus, ce n'est pas un homme seul, potentiel héros de guerre pouvant être présenté ainsi dans les médias, mais deux hommes - et un troisième absent, mais dont l'ombre plane sur le récit - brisés par cette détention qui reviennent. Les storylines familiales qui, dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homeland&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, étaient concentrées uniquement dans le personnage de Brody sont ici réparties entre les deux soldats. Cela permet de prendre le temps de mieux explorer chacune de ces difficultés et l'impact qu'elles ont sur tous les protagonistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20Israeliennes/hatufimi.jpg&quot; alt=&quot;hatufimi.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le pilote de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; met avant tout l'accent sur le relationnel. Les enjeux de sécurité intérieure et les interrogations sur ce qui a pu se passer en dix-sept années d'emprisonnement restent pour le moment en arrière-plan. Seules quelques scènes - apartés volontairement fugaces - peuvent soulever des questions sur d'éventuels non-dits. Le debriefing à venir des anciens prisonniers par les services de sécurité est bien annoncé (et devrait introduire la paranoïa sécuritaire logique), mais l'enjeu est pour l'instant clairement ailleurs : il est dans ce retour, dont la force narrative tient à l'ambivalence troublante et poignante qui l'accompagne. La scène des retrouvailles à l'aéroport symbolise sans doute le mieux l'essence de l'épisode : ce face-à-face dans un silence assourdissant et les hésitations qui le marquent de part et d'autre sont d'une intensité bouleversante. Les émotions ressortent ici à l'état brut, submergeant le téléspectateur comme les personnages.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Durant cette première heure, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'intéresse donc aux conséquences humaines de ce retour. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La célébration médiatique à laquelle on assiste tranche avec les réactions si nuancées des familles concernées. Parmi ces dernières, la première est une cellule trop longtemps monoparentale où la crise couve ; la femme ne sait que faire devant un mari devenu un étranger, tandis que ses enfants ont grandi presque adultes sans figure paternelle et rejettent ce changement. Dans la seconde, la fiancée n'a pas attendu un retour hypothétique, elle a refait sa vie et a épousé le frère de l'ancien prisonnier... L'épisode n'occulte pas non plus la troisième famille, traitant alors de l'impact de ce non-retour qui est encore plus dévastateur. Cette soeur qui a la détresse de ne pas voir revenir son frère vivant est en effet la seule à être isolée : c'est celle qui aurait eu tant besoin de le retrouver. Parallèlement, la réadaptation difficile des soldats demeure au coeur du récit : si leur famille ne les connaît plus, ne sait comment les traiter, eux non plus n'ont plus de repères dans un Israël qui a tant évolué en dix-sept années. Chacun gère les choses à sa manière, confronté aux particularités de son foyer. Mais le processus est d'autant plus complexe que les choix faits pour les protéger sont discutables, et parfois même contreproductifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20Israeliennes/hatufiml.jpg&quot; alt=&quot;hatufiml.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; fait preuve d'une sobriété appropriée qui n'en rend que plus intenses certains passages. La réalisation est fluide et maîtrisée, capitalisant sur une mise scène qui est à l'image de la retenue dont la série fait preuve dans son récit. La bande-son est peu présente, la fiction n'hésitant pas à donner au silence une place importante dans le récit - le silence est dans plusieurs scènes plus fort et suggestif que n'importe quels dialogues que les scénaristes auraient pu imaginer. Ce choix permet aussi de faire ressortir les moments où un fond musical retentit, qui n'en sont alors que plus marquants. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dispose d'un casting homogène. Les deux prisonniers libérés sont interprétés respectivement par &lt;em&gt;Yoram Toledano&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Ishai Golan&lt;/em&gt;, les deux acteurs arrivant parfaitement à faire passer à l'écran la perte de repères, les hésitations, voire le malaise auxquels leurs personnages sont confrontés. C'est &lt;em&gt;Assi Cohen&lt;/em&gt; qui joue le troisième prisonnier, que sa soeur, incarnée par &lt;em&gt;Adi Ezroni&lt;/em&gt;, voit encore à ses côtés. Parmi les autres figures, je retiendrais tout particulièrement &lt;em&gt;Yael Abecassis&lt;/em&gt; qui s'impose rapidement à l'écran en épouse un peu dépassée ne sachant comment réagir face à ce mari de retour. On retrouve également à l'affiche &lt;em&gt;Mili Avital, Aki Avni, Sendi Bar, Salim Dau, Yael Eitan&lt;/em&gt; (qui incarne presque trop bien l'adolescente en crise), &lt;em&gt;Adi Ezroni, Adam Kent, Nevo Kimchi, Guy Selnik&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Gal Zaid&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20Israeliennes/hatufimh.jpg&quot; alt=&quot;hatufimh.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Avec ce pilote bien construit et solide, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hatufim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; signe des débuts très convaincants. La justesse de son écriture lui permet de prendre pleinement la mesure du sujet difficile qu'elle aborde : elle renvoie une impression d'authenticité qui lui confère une force émotionnelle marquant durablement le téléspectateur. De plus, en choisissant d'explorer prioritairement la dimension humaine du retour des prisonniers, la série israélienne se démarque clairement de sa version américaine. Ses priorités vont au relationnel, aux soldats comme à leurs familles, s'interrogeant sur la vie après la captivité sans imposer dans ce pilote le thriller au premier plan. Une série à suivre ! &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Hatufim&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; mérite donc d'être vue en tant que telle ; et le fait d'avoir déjà regardé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homeland&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n'est pas problématique, tant les deux fictions exploitent de manière différente leur même concept.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 8/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La bande-annonce de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Gideon Raff au dernier Festival SeriesMania :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(J-Drama / Pilote) Unmei no Hito : le scandale de la rétrocession d'Okinawa</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 16 May 2012 09:36:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/UnmeinoHito.jpg&quot; alt=&quot;UnmeinoHito.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohitoq.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohitoq.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;J'ai beaucoup hésité sur le sujet de ce mercredi asiatique. J'avais d'abord esquissé un bilan de premier visionnage des pilotes des différentes nouveautés printanières japonaise (parce qu'aucune ne m'a marqué suffisamment pour y consacrer un article entier pour le moment). Il y avait aussi ce drama plus ancien que je suis en train de finir. Mais finalement, après avoir déjà failli y consacrer le billet de la semaine dernière, je n'ai pu résister à l'envie de prendre la plume pour vous parler de mon dernier coup de coeur japonais... Entre politique, journalisme, Histoire, il y a tant à dire sur cette série. Et si &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un drama de la saison hivernale, son sous-titrage a débuté le mois dernier ; pour le moment, les quatre premiers épisodes sont disponibles.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Diffusé sur &lt;em&gt;TBS&lt;/em&gt; du 15 janvier au 18 mars 2012, le dimanche soir dans la case horaire de 21h, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; compte 10 épisodes de 45 minutes environ. Il s'agit d'une adaptation d'un roman éponyme de &lt;em&gt;Yamasaki Toyoko&lt;/em&gt;, qui s'inspire lui-même d'un évènement réel, le scandale ayant entouré la rétrocession d'Okinawa par les Etats-Unis au Japon dans les années 70. La responsabilité de porter à l'écran cette histoire a été confiée au scénariste &lt;em&gt;Hashimoto Hiroshi&lt;/em&gt; (qui a déjà pu démontrer ses talents d'adaptation historique dans &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2010/10/31/j-drama-karei-naru-ichizoku.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Karei Naru Ichizoku&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; par exemple). C'est une fiction très dense qui nous plonge dans les coulisses de la société japonaise, soldant certains comptes avec la Seconde Guerre Mondiale, mais qui parle aussi de démocratie avec une interrogation sur la place de la presse, le tout en mêlant grande et petites Histoires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohitol.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohitol.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'ouvre dans le Japon du début des années 70. Ce drama va suivre sur une décennie le destin d'un journaliste, Yuminari Ryota, qui est alors en pleine ascension professionnelle. En charge du service politique du grand quotidien qui l'emploie, l'ambitieux reporter a ses entrées dans les cercles gouvernementaux du pouvoir. Il a dans le même temps une idée claire de son métier : dans sa quête de scoops et de vérité, il n'hésite cependant ni à poser les questions qui fâchent, ni à se montrer entreprenant et tacticien pour obtenir des informations. Avec ses quelques soutiens de l'ombre et son travail rigoureux, il semblerait que rien ne puisse venir entraver une carrière qui s'annonce très prometteuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Mais, 1971, c'est aussi la date de la signature d'un traité entre le Japon et les Etats-Unis, organisant la rétrocession d'Okinawa, et précisant notamment le sort des bases militaires américaines et le paiement d'indemnités. Lors des négociations diplomatiques qui eurent lieu, le gouvernement américain exigea certaines contre-parties stratégiques et financières de la part du gouvernement japonais que ce dernier ne pouvait, politiquement, rendre publiques. Or grâce à une de ses sources au ministre des affaires étrangères, Ryota met la main sur des documents confidentiels évoquant un accord secret qui prévoit le versement de plusieurs millions de dollars aux Etats-Unis. Le journal publie l'information sans pouvoir directement dévoiler le document, ce qui risquerait de compromettre leur source. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Mais devant les démentis fermes du gouvernement et l'indifférence à laquelle il se heurte, Ryota s'indigne et va tenter de faire bouger les choses... au risque de se brûler face au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohitod.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohitod.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Unmei no Hito&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; marque tout d'abord par sa richesse et la densité de son propos. La série aborde des thématiques multiples, certaines très personnelles aux protagonistes, d'autres dignes des fictions politiques les plus abouties. C'est ce second aspect que mettent d'abord en valeur les premiers épisodes. Bénéficiant d'une écriture solide qui permet de prendre la mesure de la complexité de ce milieu, le drama nous introduit dans les coulisses du pouvoir de l'époque, à travers une problématique particulière, très intéressante, celle des rapports entre la presse et la classe dirigeante. Plus que certains cas de compromission ou de corruption, ce qui frappe dans le portrait ainsi dressé, c'est la connivence régnante dictée par les usages et les moeurs journalistiques de l'époque. La liberté de la presse semble tenir au mieux à un équilibre aussi fragile que précaire, au pire n'être qu'une chimère tant les reporters les plus influents apparaissent comme des pions à part entière sur l'échiquier du pouvoir ; beaucoup courtisent plus qu'ils ne songent au droit d'informer. La course aux scoops est une compétition encadrée, au sein de laquelle c'est le pouvoir qui dicte les limites et pose les bornes infranchissables. Des discussions de couloir aux déjeuners symboliques, la série nous fait ainsi assister à la montée des uns et à la chute des autres au gré des faveurs et des rapports de force.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Ce qui rend cette approche si passionnante, c'est qu'en plus de cette dimension politico-médiatique, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, c'est aussi de l'Histoire. Elle revient sur les conditions de la rétrocession d'Okinawa, sur ses zones d'ombre, sur ce que le Japon a réellement accepté et ce que le gouvernement d'alors a officialisé. Le sujet est complexe pour qui (comme moi) connaît peu ces problématiques, mais si certaines subtilités peuvent au départ échapper au téléspectateur profane, la réussite de la série est de parvenir à rendre accessible les grands enjeux. L'intérêt du drama est ici double. Il permet de parler du Japon et de sa démocratie en éclairant la gestion gouvernementale de l'affaire ; mais il s'arrête aussi sur une problématique de géopolitique internationale, avec les relations entre le Japon et les Etats-Unis. Et moi&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; qui n'aime rien tant que pouvoir apprendre grâce aux séries, autant dire que j'ai été particulièrement servie. J'ignorais tout de ces questions avant de débuter le drama, mais l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;es informations existent en anglais pour bien les replacer dans leur contexte - attention cependant aux spoilers, cliquer à vos risques et périls ! - avec des articles tels que &lt;a href=&quot;http://www.time.com/time/world/article/0,8599,1616328,00.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Okinawa-Gate : The Unknown Scandal&lt;/a&gt;, ou encore une &lt;a href=&quot;http://ajw.asahi.com/article/behind_news/politics/AJ201205020083&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;interview du journaliste par qui le scandale est arrivé (de son vrai nom,&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ajw.asahi.com/article/behind_news/politics/AJ201205020083&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; Takichi Nishiyama)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'inscrit donc pour ces débuts dans la lignée des dramas capable de jouer sur la grande et les petites histoires, à la fois très enrichissant par ce qu'il évoque du Japon, mais qui en même temps ne perd pas de vue ses personnages, car ce sont eux qui en sont l'essence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohitoo.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohitoo.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Unmei no Hito&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; va en effet s'intéresser aux destinées que la fuite de l'accord secret passé avec les Etats-Unis bouleverse, et à toutes les conséquences d'un scandale qui, d'une affaire d'Etat, finira par toucher la part la plus intime de ses protagonistes. Le &lt;em&gt;flashforward&lt;/em&gt; des premières minutes donne immédiatement le ton : c'est au récit d'une déchéance que l'on va assister. Au début du drama, Yuminari Ryota est un professionnel à qui tout réussit, au point de s'imaginer peser sur ces cercles de pouvoir qu'il fréquente. Trop arrogant et sûr de ses forces, il pourrait être antipathique s'il n'était pas animé d'une passion sincère pour son métier, qu'accompagne une certaine éthique. Il est en effet prêt à beaucoup pour décrocher un scoop, mais tout ne se réduit pas à une simple compétition avec la concurrence. Le sort d'Okinawa, problématique particulièrement sensible au Japon, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; va être révélateur des limites de la connivence qu'il peut accepter&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;. Lorsqu'il découvre le contenu réel du traité, Ryota cherche à prendre à témoin l'opinion publique pour le remettre en cause. Ce qui est le motive ici, ce n'est pas seulement la liberté d'informer ou l'exigence de transparence du gouvernement, c'est aussi la conscience du citoyen. D'où ses erreurs d'appréciation. Le drama touche ici à une thématique assez universelle en démontrant à quel point capter l'opinion publique est un jeu complexe ; et à l'époque, le pouvoir le maîtrise tout aussi bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;De manière générale, ces premiers épisodes de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; permettent d'asseoir une galerie de personnages forts, dont on perçoit la complexité et les ambivalences. Outre le personnage central de Ryota, on y trouve notamment deux figures féminines au potentiel intéressant. Avec leurs forces et leurs faiblesses, elles sont en bien des points représentatives de la condition de la femme au Japon dans les années 70. Yuriko est l'épouse au foyer modèle, supportant et défendant son mari, même contre ceux qui comprennent mal ce qu'elle peut trouver à ce professionnel trop froid qui fait toujours passer son métier avant sa famille. On devine que les épreuves à venir vont la forcer à reconsidérer sa place et ses choix. Travaillant au ministère des affaires étrangères, Miko Akiko, elle, a déjà dû évoluer : son mari incapable de travailler, c'est elle qui doit subvenir aux besoins du foyer. Loin d'être une forme d'émancipation, cela pèse lourdement sur son couple. Elle subit en effet les brimades d'un époux ne supportant pas cette inversion des rôles. C'est justement cette tension intenable qui explique qu'elle va se tourner vers Ryota, devenant sa fameuse source.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohitou.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohitou.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une série soignée. La réalisation est maîtrisée, d'une sobriété travaillée, en sachant également mettre en valeur le cadre et les symboles qui peuvent accompagner la mise en scène. Beaucoup de choix judicieux sont faits : ainsi, le premier épisode qui s'ouvre sur un &lt;em&gt;flashforward&lt;/em&gt; à Okinawa, nous fait découvrir un océan bleuté d'une beauté à couper le souffle qui souligne parfaitement l'importance des enjeux qu'elle va concentrer. De plus, le drama bénéficie également d'une bande-son riche et très intéressante qui pose bien la tonalité ambiante ; elle est signée &lt;em&gt;Sato Naoki&lt;/em&gt;, un habitué des OST dont le dernier travail notable était sur &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ryomaden&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, mais que j'avais déjà beaucoup apprécié dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hagetaka&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dispose d'un casting dans l'ensemble solide et convaincant. &lt;em&gt;Motoki Masahiro&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Saka no ue no kumo, 87%&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) incarne bien la rigidité et l'aplomb sans faille du carriériste qui a réussi, mais en conservant des failles qui ne vont que croître à mesure que la situation va lui échapper. C'est &lt;em&gt;Matsu Takako&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hero&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Saka no ue no kumo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;qui interprète son épouse, tandis que &lt;em&gt;Maki Yoko&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Loss Time Life&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) est sa source au ministère. Sinon, cela m'a fait plaisir de retrouver &lt;em&gt;Omori Nao&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Prisoner, Ryomaden&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), un acteur qui garde une place à part pour moi depuis &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hagetaka&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. On croise également d'autres têtes familières du petit écran japonais, comme &lt;em&gt;Kitaoji Kinya&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Karei Naru Ichizoku&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;),&lt;em&gt; Matsushige Yutaka&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Shinya Shokudou, Last Money ~Ai no Nedan~&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;, Hasegawa Hiroki (&lt;strong&gt;Second Virgin, Suzuki Sensei, Kaseifu no Mita&lt;/strong&gt;), Ishibashi Ryo&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Gaiji Keisatsu&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), &lt;em&gt;Harada Taizo&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kurumi no Heya&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) ou encore &lt;em&gt;Emoto Akira&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Karei naru Spy&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohitov.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohitov.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohito2d.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohito2d.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/unmeinohito2c.jpg&quot; alt=&quot;unmeinohito2c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Bénéficiant d'une écriture solide, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; délivre un récit dense et complexe parcouru par une tension très prenante. Tout en ayant un parfum prononcé de fiction politique (et historique) par l'éclairage qu'elle offre sur la démocratie japonaise du début des années 70, et sur les rapports qu'entretiennent alors la presse et le pouvoir, la série va tout particulièrement s'intéresser à des destinées personnelles auprès desquelles le téléspectateur est prêt à s'investir. L'équilibre est rapidement trouvé entre toutes les composantes de cette histoire ; le résultat est intéressant et consistant. A suivre !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 8,5/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(Pilote US) Common Law : des policiers en thérapie de couple</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/05/12/pilote-us-common-law.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 15 May 2012 08:14:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/commonlaw.jpg&quot; alt=&quot;commonlaw.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Les séries d'&lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt; ont cela de confortable que l'on sait exactement à quoi s'attendre lorsqu'on s'installe devant sa dernière nouveauté. La formule est désormais presque trop bien rôdée, le charme initial pouvant finir par être occulté par l'impression d'une recette mécaniquement reproduite à l'infini. Pour autant, en dépit de cette prévisibilité et des limites qui lui sont inhérentes, j'attends toujours chaque nouvelle série de cette chaîne avec curiosité. Car dans les constantes d'une sériephilie bien équilibrée, j'ai besoin de ma série &lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt;. Synonyme de détente assumée, et même d'été (avant que la chaîne ne se soit amusée à découper ses diffusions sur toute l'année).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: georgia,palatino; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;C'est dans cet état d'esprit que j'ai donc abordé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, la petite dernière du genre, qui a débuté ce vendredi 11 mai aux Etats-Unis. On y retrouve toutes les doses attendues de &lt;em&gt;buddy show&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;bromance&lt;/em&gt; et autres dynamiques relationnelles classiques... sans pour autant que le concept ne convainc totalement : la petite pointe d'originalité constituée par l'improbable thérapie de couple peut-elle l'emporter sur le trop classique duo de flics mis en scène et un arrière-plan qui sonne très forcé ? Ce sera tout l'enjeu des épisodes à venir.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/commonlawh.jpg&quot; alt=&quot;commonlawh.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Se déroulant à Los Angeles, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; suit les enquêtes d'un duo de détectives de la police criminelle, Travis Marks et Wes Mitchell. Deux policiers très différents dans leurs tempéraments comme dans l'approche de leur métier, mais dont l'association produit les meilleurs résultats du département en terme d'élucidation de crimes. Ou du moins produisait. Car après plusieurs années durant lesquelles ils ont formé une équipe de choc, toujours complémentaires sur le terrain, quelque chose s'est cassé dans leurs rapports.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Les frustrations du quotidien se sont additionnées, chacun finissant par trop bien connaître les travers de l'autre... Les disputes ont alors commencé à empiéter sur leur travail. Refusant de les séparer pour assigner chacun à un nouveau partenaire, mais ne supportant plus leurs querelles incessantes, leur supérieur décide de prendre les choses en main : il les envoie... en thérapie de couple, consulter le Dr Elyse Ryan. Cette dernière saura-t-elle résoudre la crise ? Ou les tensions vont-elles finir par avoir raison de ce pourtant très efficace duo d'enquêteurs ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/commonlawn.jpg&quot; alt=&quot;commonlawn.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Common Law&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; assume de manière décomplexée - et parfois même un peu trop - sa fonction de pur divertissement : en s'appuyant sur ses bases de &lt;em&gt;cop show&lt;/em&gt;, elle n'hésite pas à mettre en scène les situations les plus improbables pouvant en découler. Sans surprise, tout l'attrait du pilote réside dans le ping pong verbal incessant qui a lieu entre les deux protagonistes principaux. Les sujets de friction sont nombreux, et s'enchaînent de manière convenue au vu des caractères bien définis et très opposés de chacun. A la décontraction et aux flirts constants, vaguement irresponsables, de l'un s'opposent le côté psycho-rigide de l'autre, incapable même de tourner la page de son mariage. Les traits sont forcés à l'extrême, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;mais cela n'en donne pas moins des passages de confrontation aussi attendus que franchement sympathiques, avec plusieurs francs éclats de rire à la clé (même si bon nombre de ces scènes figuraient dans la longue bande-annonce). Et puis ce numéro de duettistes a aussi l'avantage de rythmer assez efficacement une histoire qui sinon risquerait sans doute de paraître un peu longue (le pilote faisant plus d'une heure).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Si elle a tout de la série typique d'&lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; tente malgré tout d'apporter sa pierre à l'édifice de la chaîne. Tandis que des fictions comme &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/tag/suits&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suits&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/tag/white%20collar&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;White Collar&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; nous relatent la genèse d'un efficace duo (et plus généralement, d'une amitié), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; se place à une étape plus avancée. Nos deux compères travaillent depuis des années ensemble. Ils se connaissent bien. Même trop bien. Et ils ne se supportent désormais plus. La série peut alors introduire le &lt;em&gt;twist&lt;/em&gt; qui lui est propre : l'envoi forcé en thérapie de couple. Mais hormis quelques blagues prévisibles, le potentiel n'est qu'entre-aperçu au cours de ce pilote : les sessions en &quot;couples&quot; et la thérapie en général restent un prétexte, esquissées de manière superficielle sans s'imposer comme le pivôt d'un ensemble qu'elles ne dynamisent pas. A cette limite s'ajoutent les travers les plus traditionnels des séries d'&lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt;, avec une intrigue policière du jour - la mort du fils d'un juge - d'une banalité confondante, de laquelle le téléspectateur décroche rapidement. Certes, ce n'est pas l'enjeu ; mais la série n'essaye même pas de faire illusion. Enfin, si la paire principale fonctionne bien, ce n'est pas le cas des personnages secondaires qui les entourent : échouant à introduire quelques figures crédibles, la série glisse dans des caricatures binaires peu avenantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/commonlawp.jpg&quot; alt=&quot;commonlawp.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;Main_cast&quot; class=&quot;mw-headline&quot; style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme,&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est également un produit &lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt; parfaitement calibré : la réalisation est maîtrisée, dynamique, avec une photographie correspondant à ce mélange de&lt;em&gt; cop show&lt;/em&gt; et de divertissement revendiqué. La ville de Los Angeles est à l'occasion entre-aperçue, mais elle ne s'impose pas comme un acteur à part entière comme pour les séries new-yorkaises de la chaîne.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;Main_cast&quot; class=&quot;mw-headline&quot; style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; réunit un casting dans l'ensemble sympathique. Les différences sont telles au sein du duo principal qu'il est facile pour chacun de trouver ses marques : &lt;em&gt;Michael Ealy&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Good Wife&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) excelle dans un registre décontracté si éloigné du premier rôle dans lequel il m'a marqué (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sleeper Cell&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), tandis que &lt;em&gt;Warren Kole&lt;/em&gt; se positionne de manière convaincante dans un registre froid qui n'est qu'accentué par le contraste entre les deux partenaires. A leurs côtés, on retrouve &lt;em&gt;Jack McGee&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Players&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) qui incarne leur supérieur ; tandis que &lt;em&gt;Sonya Walger&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tell Me You Love Me, FlashForward&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) aura sans doute bien du travail pour jouer les thérapeutes de choc. A noter que ce pilote a été pour moi l'occasion de recroiser Miss Parker (&lt;em&gt;Andrea Parker&lt;/em&gt;), travaillant au bureau du procureur, et une certaine nostalgie n'est jamais loin dans ces cas-là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/commonlawq.jpg&quot; alt=&quot;commonlawq.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Le potentiel du pilote de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; repose presque entièrement sur la dynamique centrale du duo d'enquêteurs. Tout en assumant avec aplomb le registre du divertissement, la recette typique d'&lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt; est cependant ici plombée par un certain nombre de défauts : parfois trop improbable ou trop caricaturale, elle souffre aussi du classicisme sans &lt;em&gt;twist&lt;/em&gt; particulier qu'apportent ces bases de cop show. Ces dernières font flotter sur la série un faux air des 80s' à la &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Miami Vice&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Cela fonctionne certes par moment, mais l'étincelle reste intermittente et l'ensemble trop inconsistant pour ne pas risquer de vite lasser. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Suits&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ne reprenant qu'en juin, je pense donc laisser quelques épisodes à la série. Mais &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Common Law&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est sans doute, plus que d'autres issues de la même chaîne, à réserver aux adeptes des &lt;em&gt;bromances&lt;/em&gt; divertissantes d'&lt;em&gt;USA Network&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 6/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La bande-annonce de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(ISL) Tími Nornarinnar (Season of the Witch) : incursion au coeur de l'Islande</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries européennes autres)</category>
                                                <pubDate>Sun, 13 May 2012 12:13:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnara.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnara.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En fin de semaine, comme le thermomètre dépassait allègrement les 30 degrés, j'ai cherché un dépaysement téléphagique adéquat et, dans ma quête de latitudes nordiques, je me suis une nouvelle fois retrouvée en Islande. Ce n'est que ma quatrième série Islandaise (la troisième dont je vous parle), mais il n'y a pas à dire, j'éprouve beaucoup d'affection pour ces contrées. Des séries diffusées là-bas en 2011, j'attends surtout avec impatience de pouvoir découvrir &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Heimsendir&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (par les créateurs de &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2011/08/20/isl-naeturvaktin-the-night-shift-saison-1.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Naeturvaktin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - dont je suis en train de finir la suite, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dagvaktin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) et évidemment la saison 2 de &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2011/08/02/isl-pressa-the-press.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pressa&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, mais les circon&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;stances ont voulu que je commence par la troisième série nominée &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;aux &lt;a href=&quot;http://www.chinokino.com/2012/02/edduverlaunin-2012-edda-awards-for.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Edda Awards en début d'année&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;(sur un total de trois - bon, l'Islande est un petit pays !) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;: &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Cette dernière est l'adaptation d'un roman policier d'&lt;em&gt;Árni Þórarinsson&lt;/em&gt; (&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&lt;em&gt;Thorarinsson&lt;/em&gt;) (un écrivain que l'on a déjà croisé, souvenez-vous, car il a participé à l'écriture de &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2011/08/02/isl-pressa-the-press.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pressa&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;), datant de 2005 et paru en France sous le titre &lt;em&gt;Le Temps de la Sorcière&lt;/em&gt;. Tournée à l'automne 2010, la série - composée de 4 épisodes de 45 minutes environ - a été diffusée à la télévision publique islandaise en avril 2011&lt;/span&gt;. Sans s'imposer véritablement dans le registre du polar, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;s'est révélée très intéressante par un aspect inattendu : elle offre un véritable portrait de la société Islandaise actuelle en crise, le tout accompagné par un décor superbement mis en valeur. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnarl.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnarl.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Tími Nornarinnar&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; a pour principal protagoniste Einar, un journaliste expérimenté d'un grand quotidien islandais. Ce dernier a été muté dans le nord de l'île, loin de Reykjavik, avec pour objectif officiel d'y installer une rédaction locale. Exilé dans cette campagne enneigée, installé dans une maison louée avec pour seul compagnon un perroquet laissé par le propriétaire - et une photographe de passage qui le rejoint en début de série -, il s'ennuie, tentant d'en profiter pour vaincre ses démons et ne plus toucher à l'alcool. Mais le calme de ce bourg n'est qu'apparent. Plusieurs drames vont en effet toucher la région.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Au cours d'une sortie en rafting avec son entreprise, une femme tombe dans la rivière; elle est tuée dans la chute. La mère de cette dernière, vieille femme en maison de repos, contacte Einar, persuadée qu'il ne s'agit pas d'un accident, mais que sa fille a été assassinée. Dans le même temps, une représentation théâtrale attendue est interrompue suite à la disparition du jeune acteur principal ; le cadavre de ce dernier est retrouvé peu après, calciné dans une décharge. En plus de ces morts, Einar couvre la situation d'un village situé à quelques heures de route où une tension de plus en plus sourde monte, alors que des incidents racistes ont lieu sur fond d'élection locale prochaine. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnarc.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnarc.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En m'installant devant &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, je m'attendais à une mini-série policière assez proche de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pressa&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui, déjà, mettait en scène les investigations de journaliste. Je me suis retrouvée face à un autre parti pris : ici, l'enquête - ou plutôt les enquêtes - ne semblent pas déterminantes. Elles sont certes les fils conducteurs du récit, mais &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; donne l'impression que ce qui est vraiment le coeur de son histoire est avant tout ce qui entoure les intrigues et vient se greffer à elles. Ce qui intéresse la série, c'est ce que les évènements permettent de révéler sur la société, sur le pays, et sur les protagonistes eux-mêmes. En cela, il s'agit d'un polar nordique qui respecte un certain nombre de canons du genre : c'est une oeuvre d'ambiance, au rythme de narration lent. Elle ne cherche pas à créer de véritable suspense, mais elle intrigue. La fausse bonhomie d'Einar, personnage central désillusionné et fatigué mais persistant, rend le personnage attachant, s'imposant comme le point de repère solide du téléspectateur. En dépit de certaines limites&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;, notamment un manque d'homogénéité et de liant au sein des storylines, lesquelles sont desservies par des figures secondaires insuffisamment travaillée, l'histoire fonctionne.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Pour autant, le grand atout de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; n'est pas ce versant policier. Ce qui marque&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, c'est&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; cette incursion au coeur de l'Islande qu'elle propose. C'est la première fois que je visionne une série de ce pays qui respire à ce point l'Islande. Elle en exploite tout d'abord le cadre géographique particulier : la série s'imprègne des lieux à travers lesquels le personnage principal nous conduit, tirant pleinement parti de ces paysages glacés s'étendant à perte de vue. La neige se substitue à la pluie, le blanc à la grisaille de ses consoeurs scandinaves : cet épais manteau blanc est omniprésent, recouvrant tout le décor et tombant régulièrement. De plus, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'intéresse aussi à ses habitants : elle capture la photographie d'une société en crise, morale comme économique. Dans ce coin perdu d'Islande, on retrouve toutes les tensions sociales et ethniques (avec la question de l'immigration) qui agitent les sociétés occidentales modernes. Ce ne sont que des esquisses, et on regrettera que la série s'en tienne à un aperçu très sommaire, mais le téléspectateur n'en est pas moins marqué par le portrait sombre et peu optimiste qui est ainsi dressé.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnarq.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnarq.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Tími Nornarinnar&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; a été tournée dans le Nord de l'Islande (ce qui, de notre point de vue, est avouons-le une précision toute relative et assez anecdotique), principalement à Akureyi. Une des grandes forces de la série est justement que son réalisateur, &lt;em&gt;Friðrik Þór Friðriksson&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Fridrik Thor Fridriksson&lt;/em&gt;), va s'attacher à faire des lieux où se déroule l'action un acteur à part entière du récit. Il joue sur ces paysages superbes, oscillant entre une mer glacée et des sources d'eau chaude... De toutes les (quelques) séries islandaises que j'ai eu l'occasion de voir, c'est vraiment celle qui aura le mieux mis en valeur son cadre. Elle y est bien aidée grâce à sa photographie particulièrement soignée, qui reste à dominante claire - un intéressant choix pour une fiction qui demeure un polar. La musique, posée et entêtante, achève de happer le téléspectateur, contribuant à cette ambiance un peu déconnectée de tout, qui accompagne le héros dans ses investigations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, côté casting, je crois que c'est la première fois dans l'histoire de ce blog que je vais devoir déclarer forfait pour vous donner des renseignements sur le sujet : la série n'a ni page imdb, ni fiche wikipedia, ni aucun référencement digne de ce nom dans le web anglophone, et mes quelques incursions dans le web islandais n'ont pas été très concluantes (certes, j'aurais pu enquêter sur les noms défilant à l'écran durant le générique de fin, mais entre les signes alphabétiques particuliers et une liste par ordre d'apparition, je n'ai pas eu le courage d'y consacrer plusieurs heures.). Je vais donc me contenter de dire que le casting est dans l'ensemble satisfaisant, l'acteur principal rentre très bien dans son rôle. Le seul bémol viendra de certains rôles secondaires - sans doute aussi une conséquence d'une écriture manquant parfois un peu de consistance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnarm.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnarm.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnarn.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnarn.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20EU/timinornarinnarp.jpg&quot; alt=&quot;timinornarinnarp.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Véritable portrait d'Islande qui exploite pleinement le cadre géographique (magnifique), mais aussi les tensions qui traversent la société - à l'image des crises touchant les sociétés occidentales -, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tími Nornarinnar&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; vaut surtout pour cet instantané ainsi proposé de l'île nordique. Les enquêtes forment autant de fils rouges intermittents qui donnent une direction à l'histoire, même si l'ensemble n'est pas toujours pleinement maîtrisé et homogène. Sans créer de véritable tension captivante, l'intérêt sincère du téléspectateur ne se dément cependant pas au cours de ces quatre épisodes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Une série à réserver aux amateurs de fictions scandinaves. Et pour tous les curieux qui souhaiteraient s'offrir un court voyage à travers l'Islande !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 6,75/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La bande-annonce (sous-titrée anglais) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;[Comme beaucoup de séries islandaises, le &lt;a href=&quot;http://shopicelandic.com/index.php?option=com_virtuemart&amp;amp;category_id=48&amp;amp;flypage=flypage.tpl&amp;amp;lang=en&amp;amp;manufacturer_id=26&amp;amp;page=shop.product_details&amp;amp;product_id=2054&amp;amp;Itemid=104&amp;amp;vmcchk=1&amp;amp;Itemid=104&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;coffret DVD&lt;/a&gt; comprend une piste de sous-titres anglais.]&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(J-Drama) Suzuki Sensei : un high school drama consistant et attachant</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Séries asiatiques)</category>
                                                <pubDate>Wed, 09 May 2012 13:14:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/suzuki_tv-1.jpg&quot; alt=&quot;suzuki_tv-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Restons au Japon en ce mercredi asiatique ! Je voudrais revenir aujourd'hui sur un drama dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises depuis l'automne dernier : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Les sous-titres anglais avaient été placés en hiatus pendant un temps, mais ils ont finalement été complétés et j'ai donc pu reprendre mon visionnage (je tenais à avoir tout vu avant d'en rédiger une critique). Il faut dire que ce drama aura été une belle surprise, dans laquelle je me suis lancée initialement pour une raison qui vous fera sans doute sourire : son affiche bigarrée et colorée m'interpellait. Je suis habituellement peu versée dans les &lt;em&gt;high school drama&lt;/em&gt;s, mais voilà bien l'exception qui confirme la règle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a été diffusé sur TV Tokyo du 25 avril au 27 juin 2011. Il s'agit de l'adaptation d'un manga éponyme de &lt;em&gt;Taketomi Kenzi&lt;/em&gt;. D'une durée de dix épisodes de 45 minutes environ, il sera complété par un film qui a été depuis annoncé - en dépit d'audiences pour le moins assez faibles. Outre le fait d'avoir réussi à me passionner pour une série ayant pour cadre un lycée, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; aura aussi marqué ma première rencontre - juste avant &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2011/11/13/j-drama-pilote-kaseifu-no-mita.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kaseifu no Mita&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; - avec son acteur principal, &lt;em&gt;Hasegawa Hiroki&lt;/em&gt; (que, sans y prendre garde, je ne quitte plus depuis - il a même un rôle secondaire dans mon actuel second coup de coeur japonais de 2012 qu'est &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Unmei no Hito&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/suzukisenseif2.jpg&quot; alt=&quot;suzukisenseif2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La lecture du synopsis de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Suzuki Sensei&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ne laissait pas entrevoir la particularité de ce drama. En effet, il est présenté comme une série entendant s'intéresser tout particulièrement aux dynamiques parcourant une classe de lycéens, non seulement du point de vue des élèves, mais surtout en s'arrêtant sur leur professeur principal, Suzuki Akira. Ce dernier est un enseignant extrêmement dynamique, dont les méthodes atypiques et parfois provocantes ne font pas l'unanimité du corps professoral, mais lui permettent de jouir d'une solide popularité auprès de ses élèves.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En effet, il n'hésite pas à responsabiliser ces derniers, cherchant toujours à provoquer une réflexion chez ces adolescents en quête de repères. Loin de vouloir leur imposer une discipline rigide, il encourage au contraire les confrontations orales au sein de sa classe, orchestrant des échanges très animés permettant de crever les abcès de tension et de créer une dynamique de groupe agréable pour travailler. Essayant de développer leur sens critique, persuadé que c'est en faisant des erreurs que l'on apprend, il oblige ses élèves à se dévoiler et à se révéler, construisant peu à peu une vraie solidarité entre eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Les méthodes ne sont pas orthodoxes, mais le fil conducteur du drama dans lequel un professeur tente d'apporter des solutions aux problèmes d'adolescents reste familier. Outre la touche personnelle de l'enseignant, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; aborde de front, sans tabou, des sujets qu'on a peu l'habitude de voir traiter aussi crûment et directement (notamment la question de l'éducation sexuelle), prenant parfois des positions loin de faire l'unanimité. Initiant le débat, c'est un drama qui retient l'attention. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/suzukisenseib.jpg&quot; alt=&quot;suzukisenseib.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La réussite de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, au-delà de sa qualité de l'écriture et du soin apporté à la mise en scène, tient en premier lieu à l'empathie que la série va être capable de susciter auprès du téléspectateur. En s'efforçant de prendre le pouls d'une classe, mais aussi du métier d'enseignant, elle développe un versant émotionnel fort qui ne laisse pas indifférent. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Ayant tendance à surligner les états d'âme des élèves comme de leur professeur, le drama semble parfois excessif dans les réactions qu'il dépeint. Pourtant, il se montre toujours touchant et, surtout, vivant. Car s&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;on grand atout est le travail réalisé sur la personnalité de chaque personnage. Adolescents comme adultes, leur caractérisation est dense et aboutie. Aucun n'est unidimensionnel, ni ne sert de faire-valoir. Chacun gagne en complexité et en profondeur tout au long de la saison, avec quelques scènes - notamment de discussions collectives - qui sont de vrais bijoux en terme d'échanges spontanés. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Cette dimension humaine très affinée explique le fort attachement que j'ai pu éprouver devant ce drama : c'est une suite de portraits que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dresse et affine au fil de ses épisodes. Ses protagonistes, avec leurs contradictions, leurs doutes et leurs certitudes, apparaissent entiers et authentiques. Les lycéens, ayant encore tant à apprendre sur la vie, se brûlent souvent les ailes pour apprendre certaines réalités ; mais ils le font avec l'intransigeance et l'aplomb de l'adolescence. La force de la série est également de ne pas se contenter de s'intéresser à quelques individualités, mais de montrer un intérêt sincère pour la vie d'un collectif. J'ai rarement assisté à une telle mise en scène réussie d'une ambiance de groupe, amenée avec une construction narrative cohérente et un final habile qui conclut tous les arcs ouverts et tire les conclusions - parfois même les plus difficiles - du semestre écoulé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/suzukisenseia2.jpg&quot; alt=&quot;suzukisenseia2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Si &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est capable d'interpeller le téléspectateur, il le doit aussi à son personnage principal. Suzuki Akira a a priori tous les traits classiques du professeur atypique si cher aux &lt;em&gt;high school drama&lt;/em&gt;. S'exprimant avec une assurance communicative, il est charismatique et n'hésite pas à sortir des sentiers battus. Cependant il n'en demeure pas moins humain, avec les limites inhérentes à cette nature. En choisissant de nous faire partager certaines de ses pensées ou assister à ses rêves, la série éclaire toutes les facettes les plus ambivalentes du personnage. Certes il est sincèrement passionné par son métier, veut le bien pour ses élèves, mais il reste faillible. Non seulement, en se laissant emporter par ses convictions, il commet des erreurs relationnelles - vis-à-vis de collègues, mais aussi d'élèves - qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Mais de plus, il reste un homme, ne contrôlant pas ses réactions : ses fantasmes sur une de ses étudiantes et le trouble qu'il mettra longtemps à contenir face à elle éclairent un versant plus sombre, bien éloigné du professeur idéalisé par ses élèves.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;C'est cette part d'ambiguïté qui est la caractéristique marquante et l'apport de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Suzuki Sensei&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Les méthodes d'enseignement particulières de Suzuki encouragent les confrontations de points de vue, et permettent d'esquisser des débats de fond. En laissant la parole aux élèves, elles aboutissent à de sacrées introspections. Ce parti pris d'une réflexion collective peut paraître utopique - et la matûrité dont font preuve certains élèves peut surprendre -, mais il confère au drama une légitimité pour parler sans détour de problèmes et de questionnements d'adolescence, avec une triple problématique centrale : l'amour, le sexe et la morale. Le drama n'hésite pas à investir des sujets sensibles et à donner des réponses controversées. On ne partage pas forcément les vues de l'enseignant, mais la dynamique tranche avec toute approche manichéenne et consensuelle (évitant justement certains jugements). Mon principal regret, ici, est de connaître insuffisamment le Japon et sa société pour pouvoir recontextualiser la série (la place de l'éducation sexuelle, les débats qui existent sur le sujet...). Cependant, avec ses moyens, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; offre un instantané nourri de paradoxes et de prises de position sujettes à discussion. Il essaie d'initier des questionnements ; et même s'il n'ira pas au bout de sa réflexion, la démarche est intéressante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/suzukisenseiq.jpg&quot; alt=&quot;suzukisenseiq.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Intrigante sur le fond, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; m'a également agréablement surprise sur la forme. La réalisation est maîtrisée, bénéficiant de plans aboutis appréciables. Et, surtout, elle use habilement de filtres qui influent sur l'atmosphère de la série : l'image est en effet très travaillée, avec des couleurs saturées aux teintes sombres. C'est une identité visuelle que l'on n'aurait pas forcément associé à un high school drama, mais qui se justifie pleinement. Elle fonctionne d'autant mieux que la série bénéfice d'une excellente bande-son : la chanson rock du générique de début (cf. la vidéo en fin de billet) et celle plus dramatique qui vient conclure les épisodes sont extrêmement bien choisies ; et les instrumentaux qui accompagnent ont souvent quelque chose de déchirant, simples bruitages par moment, qui contribuent à construire la tonalité ambivalente du drama.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie d'un convaincant casting. Comme je l'ai déjà évoqué, le personnage principal est interprété par &lt;em&gt;Hiroki Hasegawa&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Second Virgin, Kaseifu no Mita, Seinaru Kaibutsutachi&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;). Cela reste sans doute le meilleur rôle dans lequel j'ai pu voir l'acteur : énergique et charismatique, il parvient bien à capturer les ambiguïtés d'un professeur passionné qui n'en a pas moins d'importantes failles, et auquel on s'attache justement pour ces limites. Du côté des adultes, &lt;em&gt;Usuda Asami&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Kurumi no Heya&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) incarne sa petite amie, tandis que &lt;em&gt;Tomita Yasuko&lt;/em&gt; joue une enseignante avec qui la concurrence va s'exacerber. Cependant, la grande réussite de ce drama vient tout particulièrement des jeunes acteurs (&lt;em&gt;Tsuchiya Tao, Fujiwara Kaoru, Miki Honoka, Nishii Yukito&lt;/em&gt;...) interprétant les élèves : avec une spontanéité rafraîchissante, ils délivrent des performances sincères qui sonnent juste. L'homogénéité et l'authenticité qui émanent de cette galerie de lycéens renforcent la crédibilité et l'attachement que l'on peut porter à ce drama.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/suzukisenseik.jpg&quot; alt=&quot;suzukisenseik.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Bénéficiant d'une écriture solide, abordant sans détour les sujets difficiles qui agitent l'adolescence en ayant l'habileté de présenter de manière consistante tant les points de vue du professeur que des élèves, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suzuki Sensei&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est un drama qui interpelle et ne laisse pas indifférent. Le téléspectateur s'attache à cette galerie de protagonistes dont les états d'âme, exacerbés, sonnent terriblement humains. C'est une oeuvre qui recherche et assume une intensité émotionnelle assez fascinante. Au-delà des prises de position à débattre, la mise en scène des dialogues et des questionnements rend ce &lt;em&gt;high school drama&lt;/em&gt; particulièrement vivant et authentique. Une intéressante surprise. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 8/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le générique :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(US) The West Wing (A la Maison Blanche) - Election Night (4.07) &amp; Process Stories (4.08)</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/05/05/us-the-west-wing-a-la-maison-blanche-election-night-4-07-pr.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 06 May 2012 16:07:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/tww407b.jpg&quot; alt=&quot;tww407b.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Aujourd'hui, j'ai eu envie de marquer la conclusion du cycle &quot;politique&quot; avec une review plus précise qu'à l'accoutumée - pour rester dans l'air du temps. De tous les épisodes de séries mettant en scène une journée électorale, les premiers qui me viennent à l'esprit quand je m'intéresse à ce thème sont ceux de la saison 4 de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The West Wing&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A la Maison Blanche&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;). Diffusés en novembre 2002, &lt;em&gt;Election Night&lt;/em&gt; (4.07) et &lt;em&gt;Process Stories&lt;/em&gt; (4.08) figurent toujours parmi mes préférés. Non seulement parce qu'ils sont les représentants parfaits du style premier de la série, celui de l'ère Sorkin, mais aussi car ils sont empreints d'un profond souffle d'idéalisme et d'une tonalité résolument légère qui revigorent le téléspectateur, en laissant flotter dans l'air un optimisme résolument combatif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Hier soir, en ressortant mes DVD, j'ai sans surprise ri et vibré comme au premier jour devant mon petit écran. Peut-être avec encore plus d'attachement, ou du moins une certaine nostalgie. Dix ans après, ces épisodes ont une dimension particulière. Avec le recul, on sait désormais que nous assistons là à la dernière ligne droite de&lt;strong&gt;&lt;em&gt; The West Wing &quot;1.0&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Non seulement le style d'écriture changera, mais la saison 4 n'est pas uniquement celle du départ d'Aaron Sorkin, elle est aussi celle de &lt;em&gt;Rob&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Lowe&lt;/em&gt;, c'est-à-dire de Sam Seaborn. Et s'il y a bien une chose que ce double épisode met en exergue, c'est cette fameuse complicité, cette solidarité inaltérable au sein du staff présidentiel. Certes d'autres dynamiques seront introduites par la suite, mais c'est une des dernières fois que l'on a à l'écran cette osmose particulière qu'est l'équilibre d'origine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/tww407d.jpg&quot; alt=&quot;tww407d.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Plus précisément, ces deux épisodes relatent la journée électorale en mettant en parallèle deux élections, la nationale - présidentielle - jouée d'avance, et le facteur d'incertitude qui va venir troubler les prévisions : l'élection locale d'un représentant de Californie (à Orange county). Dès la scène introductive, le ton du récit est immédiatement donné : Toby s'amuse à jouer avec les nerfs déjà à vif de Josh en le faisant accoster à son bureau de vote par des citoyens pro-Bartlet dont les bulletins sont tous nuls ou erronés. Car, s'il semble certain que le président sera réélu (même s'il ne faut pas le dire trop fort), tous les personnages n'en sont pas moins dans un état électoral où l'adrénaline monte, les rendant encore plus survoltés qu'à l'accoutumée. Par-delà les grands enjeux pour le pays, l'épisode s'intéresse avant tout aux intéractions de ces figures familières, leurs échanges venant rythmer cette trop longue journée de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Election Night&lt;/em&gt; ne sera ainsi qu'une suite d'anecdotes aussi savoureuses les unes que les autres, couvrant toute la palette des tonalités de la série. Il y aura des moments franchement drôles, comme Sam tentant la chance en criant trop tôt victoire et se retrouvant à devoir exorciser le mauvais sort sous les menaces de Toby, ou encore Josh confronté à la nouvelle secrétaire du président et aux règles qu'elle entend poser pour le briefing quotidien (avec Sam passant au travers du contrôle, car il était juste très en retard à la réunion précédente). Il y aura aussi des passages totalement improbables, Donna découvrant qu'elle a voté malencontreusement pour le candidat républicain et entreprenant de chercher un électeur de Ritchie pour échanger leur vote. Et puis il y aura des scènes plus pédagogiques, propres également à la série, comme Charlie qui s'occupe de l'éducation civique accélérée d'un jeune homme qu'il va conduire jusqu'au bureau de vote.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/tww407i.jpg&quot; alt=&quot;tww407i.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Mais en plus, &lt;em&gt;Election Night&lt;/em&gt; a l'habilité de contrebalancer ces instantanés de l'aile ouest avec une autre dynamique électorale où le suspense est bien réel, celle qui se déroule en Californie. C'est d'elle que va venir la surprise et ce frisson particulier que suscitent les aléas et l'imprévisibilité de la démocratie en action. Will Bailey se démène pour son candidat pré-décédé, fort de la promesse faite un peu légèrement par Sam de prêter son nom en cas de victoire. Tout en nous offrant une leçon synthétique des pratiques des électeurs et de leurs horaires de vote selon leurs opinions, Will ira jusqu'à conjurer les éléments météorologiques pour précipiter la tempête providentielle, dans cette scène marquante où la pluie se met à tomber lorsqu'il lève les yeux au ciel, parachevant ainsi de créer les circonstances favorables à la victoire inattendue du démocrate. Une touche de folie, idéaliste et touchante, traverse alors l'écran, ne laissant pas indifférente le téléspectateur.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;L'annonce des résultats s'opère en deux temps, avec un timing parfaitement géré. &lt;em&gt;Election Night&lt;/em&gt; se conclut sur le discours triomphant du président, au son d'une chanson hautement symbolique, &lt;em&gt;The Times Are A-Changing&lt;/em&gt;, tandis que &lt;em&gt;Process Stories&lt;/em&gt; démarre sur l'annonce des résultats de Californie avec - surtout - le nom de Sam révélé comme potentiel candidat pour le scrutin exceptionnel qui suivra. De cette nuit de festivités démocrates que raconte le second épisode, se dégage une douce euphorie communicative. Tout apparaît à nouveau possible. L'équipe se persuade que Sam doit relever le challenge, de la même manière qu'Andrea entend revendiquer sa grossesse, hors mariage, peu importe ce qu'en dira Toby. Pour autant, le subtil équilibre vers le réel et le dramatique propre à la série se rappelle à notre souvenir avec un coup d'Etat en cours en Amérique du Sud qui nécessite une réunion de crise de l'Etat Major, champagne et petits fours circulant toujours dans les salles de réception.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20US/tww407n.jpg&quot; alt=&quot;tww407n.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Election Night&lt;/em&gt; &amp;amp; &lt;em&gt;Process Stories&lt;/em&gt; sont deux épisodes magistraux. Ils représentent parfaitement les atouts du style Sorkin, cette dimension grisante, ses répliques et personnages virevoltant allégrement dans un habile mélange d'humour et de sérieux. Mais ils sont aussi parcourus par un souffle particulier, celui d'un idéalisme triomphant, communicatif, avec une nuit de victoire où tout semble - un instant - possible. C'est aussi un épisode où de multiples storylines, plus personnelles, sont en cours, alors que s'esquisse le départ de Sam. Toutes ne seront pas gérées parfaitement jusqu'au bout ; cependant, le temps d'un double épisode, tout s'emboîte, se justifie, jusqu'aux paris d'Amy sur les plus résultats d'élections les plus improbables. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Ce début de second mandat était la fin d'une époque, on ne le savait pas encore, mais le revoir fait toujours particulièrement chaud au coeur. Unique.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;NOTE : 9/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;La scène d'ouverture d'&lt;em&gt;Election Night&lt;/em&gt; (4.07) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(UK) The Sandbaggers : If you want ‘James Bond’ go to your library.</title>
                <link>http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/04/28/uk-the-sandbaggers.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
                                                <category>(Oldies - 50s-80s)</category>
                                <category>(Séries britanniques)</category>
                                                <pubDate>Sat, 05 May 2012 12:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/Series%20UK/thesandbaggers0.jpg&quot; alt=&quot;thesandbaggers0.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Vous est-il déjà arrivé de rêver l'existence d'une série ? De fantasmer en imaginant tous les ingrédients que vous aimeriez voir réunis dans une fiction traitant de tel ou tel sujet ? Et puis un jour, vous découvrez que cette série que vous croyiez utopique existe bel et bien. Qu'elle vous attendait en fait depuis (avant) votre naissance. Et vous en êtes réduit à vous demander pourquoi personne n'avait pris soin de vous enjoindre à vous installer devant auparavant. C'est ce qui m'est arrivé au cours des dernières semaines durant lesquelles j'ai visionné les trois saisons d'un bijou d'espionnage d'une qualité rare : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. La seule autre oeuvre du genre à avoir su me procurer de telles sensations est la mini-série &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2009/11/05/mini-serie-uk-tinker-tailor-soldier-spy-looking-for-the-mol.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tinker, Tailor, Soldier, Spy&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Vous imaginez donc mon enthousiasme.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Ce n'est pas sans doute pas un hasard si je fais instinctivement le rapprochement entre ces deux oeuvres : l'ambiance et la complexité de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; sont très semblables à l'univers de &lt;em&gt;John le Carré&lt;/em&gt;. C'est une de ces séries d'espionnage qui prend le contre-pied de l'autre voie clinquante ouverte par James Bond, préférant embrasser une forme de réalisme rigoureux aussi éprouvant que fascinant (le titre de ce billet est une réplique du premier épisode). Créée et écrite dans sa majeure partie par &lt;em&gt;Ian Mackintosh&lt;/em&gt;, un ancien officier naval, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a été diffusée sur ITV de 1978 à 1980. Elle compte trois saisons, pour un total de 20 épisodes. C'est la disparition de &lt;em&gt;Ian Mackintosh&lt;/em&gt; (dans un accident d'avion dont les circonstances floues sont venues contribuer à l'&quot;aura&quot; de la série), au cours de la saison 3, qui a précipité sa fin. Les trois derniers épisodes, écrits par d'autres scénaristes, sont des ersatz qui prouvent sans doute que seul son créateur pouvait rendre justice à l'essence de la série. C'est sur un &lt;em&gt;cliffhanger&lt;/em&gt; qu'elle s'achèvera.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Mais ce que je retiens de ces dernières semaines, c'est qu'il y a quelque chose de vraiment réconfortant à trouver encore - après tout ce que j'ai pu lire ou voir dans le genre de l'espionnage - des oeuvres qui vous impressionnent. Et celle que le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; a qualifié de &quot;&lt;em&gt;best spy series in television history&lt;/em&gt;&quot;, t&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;rente ans après sa conclusion, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; m'a vraiment captivé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/thesandbaggers2c.jpg&quot; alt=&quot;thesandbaggers2c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Sandbaggers&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est le surnom des agents d'une unité spéciale au sein du Secret Intelligence Service (plus connu sous le nom de MI-6) dont la série suit les activités. Elle s'intéresse plus particulièrement à celui qui dirige ce département des Opérations Spéciales dans lequel sont inclus les sandbaggers, Neil Burnside. Ancien agent de terrain lui-même, ce dernier se dévoue entièrement à son travail. Considérant toujours l'intérêt de son service comme sa première priorité, il s'efforce de placer ses agents dans les meilleures conditions pour intervenir, tout en bataillant régulièrement avec ses supérieurs - sur des questions de coupes budgétaires comme d'ordres de mission - qu'il n'a pas son pareil pour manipuler. C'est un ambitieux solitaire qui n'a que peu d'amis, Willie Caine, aka &quot;Sandbagger One&quot;, étant un des rares avec qui il partage une compréhension mutuelle, que les évènements vont souvent fragiliser.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Au sein du MI-6, au fil des deux premières saisons, Neil Burnside trouve progressivement un terrain d'entente avec &quot;C&quot; (James Greenley) en dépit des réflexes de diplomate de ce dernier, mais les choses se compliquent durant la dernière saison où le successeur de Greenley désapprouve catégoriquement les méthodes et le sens de l'initiative de Neil. Le directeur adjoint du MI-6, Peele, n'est guère plus conciliant, leurs vues s'opposant presque toujours. En dehors du service, dans le cadre de ses fonctions, Neil est régulièrement amené à fréquenter Sir Geoffrey Wellingham, secrétaire d'Etat permanent influent qui maîtrise lui aussi les arcanes du pouvoir et a de plus la particularité d'être son ex-beau-père (sa fille et Neil sont divorcés). Enfin, fervent partisan de la &quot;special relationship&quot; qu'entretiennent le MI-6 et la CIA, il consultera souvent le chef de station de l'agence à Londres, Jeff Ross, qui va plus d'une fois le tirer d'affaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/thesandbaggers2e.jpg&quot; alt=&quot;thesandbaggers2e.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Sandbaggers&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; propose une immersion sobre et réaliste dans les hautes sphères du renseignement britannique, décrivant, dans un contexte tendu de guerre froide, les opérations en cours mais aussi les rapports de force qui se jouent en coulisses au sein d'un même camp. L'attrait de la série repose sur la complexité et la richesse de ses scénarios. L'espionnage est un genre qui a été tellement traité qu'il est très difficile de se démarquer, en évitant le convenu, pour réussir à surprendre et à tenir en haleine le téléspectateur. C'est pourtant ce à quoi parvient &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. A chaque épisode, en s'appropriant tous les thèmes classiques du genre (protection des intérêts britanniques à l'étranger, collecte de renseignement, enquête de contre-espionnage pour débusquer une taupe, retournement d'un agent ennemi), elle délivre une histoire toujours très dense, où règnent les faux-semblants. La nature des missions fluctue, les retournements de situation sont constants, souvent inattendus, et le suspense est de mise jusqu'à la dernière minute de l'épisode.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n'est pas une série d'action. Elle repose entièrement sur des dialogues très denses. Pour autant, la tension y est palpable comme rarement. Cette dernière se manifeste par les échanges dans les couloirs des différents bâtiments officiels, mais aussi - et de manière très accrue - à chaque scène à l'étranger. Il faut dire que le taux de mortalité des personnages de la série ferait presque passer la section D de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Spooks&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; pour un lieu sûr. Le téléspectateur apprend rapidement que la mort peut survenir à tout moment sur le champ des opérations. Elle est brutale. Souvent d'une instantanéité cruelle, sans la moindre préparation : une simple détonation, fatale. L'impression de réalisme émanant de la série est également renforcée par les fins teintées d'amertume, avec leur lot de regrets, sur lesquelles se concluent les épisodes. Nous immergeant dans un univers grisâtre, détaché de toute considération manichéenne, la série fait vraiment preuve d'une maîtrise rare dans la mise en scène des codes des fictions d'espionnage. Comme le montre parfaitement sa figure centrale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/thesandbaggers2b.jpg&quot; alt=&quot;thesandbaggers2b.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En effet, Neil Burnside est l'archétype du maître espion, avec la part de fascination et de sentiments ambivalents que ces personnages suscitent auprès du téléspectateur. Vivant pour et par son job - une des causes de l'échec de son mariage -, il est prêt à tout dans l'intérêt de son service. Nourrissant de hautes ambitions de carrière, il n'en compromet pas pour autant les principes qu'il juge fondamentaux pour mener des opérations sur le terrain. Arrogant, souvent sarcastique, parfois très cassant, son sens de la répartie et son intransigeance lui font à plusieurs reprises franchir les limites de l'insolence et s'exposer à des conflits ouverts avec ses supérieurs. Ces derniers apprennent d'ailleurs très vite à se méfier de leur subordonné : maîtrisant l'art de la manipulation et de la compartimentalisation des informations, prenant rarement un refus comme une fin de non recevoir définitive, Neil use et abuse de toutes les ficelles pour parvenir à ses fins. Il n'hésite pas à désobéir à des ordres directs ou à oublier d'informer ses supérieurs de certaines des missions jugées essentielles qu'il orchestre en sous-main, en passant notamment par la CIA.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Pourtant, derrière cette apparence froide, la réussite de la série va être de ne jamais oublier qu'elle met en scène des êtres humains, avec leurs passions sincères, leurs égos, mais aussi leurs limites et leurs failles. Les évènements sont rarement cléments avec Neil. Sa vie, entièrement liée au service, subit les aléas et contre-coups de ce dernier, jusque dans ses relations amoureuses. Prêt à tous les sacrifices dans l'intérêt supérieur du pays, il ne se remettra jamais complètement du bouleversant final de la saison 1. Les fondations de son amitié avec Willie Caine en ressortiront également très ébranlées. Si Neil est le pivôt de la série, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; n'en néglige cependant pas sa galerie de personnages, proposant des protagonistes toujours nuancés et fouillés. Chacun à leur manière, ils tentent d'imposer leurs vues. Neil est loin de ressortir toujours vainqueur de ces joutes ; il verra ainsi plusieurs fois la ruse et le pragmatisme de Wellingham ou encore la médiocrité persévérante de Peele l'emporter et le réduire à l'impuissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/thesandbaggers2d.jpg&quot; alt=&quot;thesandbaggers2d.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est toujours aussi brillant sur le fond, mais c'est logiquement sur la forme que la série a plus vieilli (sa première saison date de 1978). Si la réalisation est limitée (beaucoup de huis clos dans les bureaux de pouvoir à Londres), sans véritable prise risque, c'est cependant surtout durant les scènes d'action que la mise en scène apparaît datée. Cela n'amoindrit pas l'impact de la série car ces dernières n'ont jamais été l'assise déterminante d'une oeuvre qui repose avant tout sur son scénario, ses dialogues et ses acteurs. L'intensité et le suspense demeurent intacts et se savourent comme au premier jour. De plus, pour nous mettre dans l'ambiance, le générique joue admirablement son rôle (cf. la première vidéo ci-dessous) : son thème musical, entêtant et intrigant, offre un mélange qui correspond à la tonalité de la série, qu'illustrent aussi les images choisies, où aucun visage n'apparaît.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Sandbaggers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie d'un très solide casting qui n'est pas étranger à la fascination qu'exerce la série. L'interprète de Neil Burnside est &lt;em&gt;Roy Marsden&lt;/em&gt;. Sa réussite va être de parvenir à toujours maintenir l'ambiguïté de son personnage, le téléspectateur conservant une empathie avec lui, partageant ses dilemmes, s'efforçant de le comprendre, alors même que certaines actions auraient pu le rendre antipathique. Neil Burnside est est un maître espion redoutable, mais il n'en reste pas moins toujours très humain, avec des failles perceptibles. A ses côtés, &lt;em&gt;Ray Lonnen&lt;/em&gt; incarne un subordonné à la loyauté indéfectible, l'acteur faisant bien ressortir l'ironie que son personnage manie régulièrement. &lt;em&gt;Alan MacNaughtan, Richard Vernon, Jerome Willis&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Dennis Burgess&lt;/em&gt; représentent tous les facettes de l'establishment des hautes sphères du pouvoir britannique, se montrant convaincants dans des registres très différents. Quant à &lt;em&gt;Bob Sherman&lt;/em&gt;, il apporte une sacrée présence pour jouer l'américain Jeff Ross.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/thesandbaggers2a.jpg&quot; alt=&quot;thesandbaggers2a.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan&lt;/strong&gt; : Série d'espionnage où la subtilité et la complexité du scénario l'emportent sur l'action, capable de ménager un suspense prenant jusqu'à l'ultime twist qui prendra fréquemment par surprise le téléspectateur, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Sandbaggers&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est une fiction à l'écriture brillante et au casting particulièrement solide. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sa noirceur et ses ambivalences captivent et fascinent.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; La sobriété et la rigueur avec laquelle elle dépeint et nous immerge dans ces jeux d'espions létaux laissent une rare impression d'authenticité et de réalisme qui n'est pas sans évoquer l'ambiance des romans de John le Carré. C'est indéniablement une très grande série d'espionnage, une des plus abouties qu'il m'ait été donné de voir.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Une oeuvre incontournable que je conseille fortement à tous les amateurs de fictions d'espionnage, et même au-delà. Si l'annulation de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Spooks&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ou de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rubicon&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; vous a laissé orphelin au cours de ces dernières saisons, n'hésitez pas à remonter le temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 9,25/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le générique de la série :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le premier épisode disponible sur YouTube :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>(J-Drama) The Quiz Show, saison 1 : un déstabilisant jeu télévisé</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Livia)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 02 May 2012 14:39:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/thequizshowc.jpg&quot; alt=&quot;thequizshowc.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Après quatre mercredis asiatiques consacrés à la fiction sud-coréenne, il est temps de retourner explorer le petit écran japonais. Je vous propose de reporter l'exploration des nouveautés printanières et de laisser de côté les bilans de l'hiver achevé (même si j'y reviendrai notamment pour vous parler d'une série en cours de sous-titrage, pour l'instant extrêmement prometteuse, et qui devrait devenir mon deuxième grand coup de coeur de l'année après &lt;a href=&quot;http://myteleisrich.hautetfort.com/archive/2012/02/18/j-drama-shokuzai.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Shokuzai&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;). Aujourd'hui, nous allons nous arrêter sur un j-drama un peu plus ancien, carrément inclassable, qui figurait depuis quelques temps sur ma liste de séries à découvrir : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Ce drama a été diffusé sur &lt;em&gt;NTV&lt;/em&gt; du 6 juillet au 27 septembre 2008 le samedi dans la nuit. Sa première saison compte 12 épisodes de 23 minutes environ chacun. Une deuxième saison a été diffusée l'année suivante, conçue sur un format plus long (le classique 45 minutes par épisode), avec un casting différent. Il est difficile de déterminer s'il s'agit d'une forme de suite, ou plutôt d'un remake exploitant les mêmes recettes. Ne l'ayant pas vue, ma critique portera uniquement sur la première saison qui s'apprécie indépendamment. Si je tiens tout particulièrement à cet article, c'est que &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une de ces belles surprises qui redonne foi en ces concepts à suspense où tout repose sur l'ingéniosité du scénario et ses acteurs.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/thequizshowo.jpg&quot; alt=&quot;thequizshowo.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Quiz Show&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est le nom de l'émission de jeu télévisée que la série met en scène. Elle va s'intéresser à ses coulisses, tout en nous faisant vivre, comme un téléspectateur lambda, la participation de différents candidats pour tenter de remporter le premier prix. Ce dernier est alléchant : s'ils parviennent à répondre aux septs questions posées, ils peuvent remporter 10 millions de yens, ou bien, en continuant jusqu'au dernier niveau, voir leur rêve le plus cher devenir réalité, avec le soutien de la chaîne de télévision. Seulement, à chaque émission, ce qui commence par de simples questions de culture générale accessibles au participant prend progressivement un tour de plus en plus personnel, glissant dans leur vie intime pour les déstabiliser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Car &lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt; n'est pas un jeu ordinaire. Son objectif est d'éclairer les failles de ses candidats, visant à exposer leurs sombres secrets au grand jour. Petit à petit, sous la pression, voire l'appât du gain, ces &quot;victimes&quot; initialement consententes finissent par dévoiler une part d'eux-mêmes qu'ils tiennent jalousement secrète. Certains mentent, d'autres se décomposent et perdent leurs moyens. Il y en a qui profitent de l'émission pour soulager leur conscience et expier un poids devenu trop lourd à porter, tandis que d'autres ressortent brisés de l'expérience. Mais de plus, en filigrane, un autre fil rouge mystérieux se superpose à cette succession de candidats-victimes. Ces derniers ne sont pas choisis au hasard : quelles motivations se cachent dans les coulisses de l'émission ? Animé par un présentateur exubérant dont le passé comporte ausis un confus et dramatique secret, &lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt; est produit par un inquiétant individu dont l'agenda caché semble déterminer toute l'émission.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/thequizshows.jpg&quot; alt=&quot;thequizshows.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; appartient à cette catégorie, prisée mais rare, des OTNI (object télévisuel non identifié). Ce sont ces fictions aux concepts intrigants, qui n'hésitent pas à expérimenter et où la gestion habile des prises de risque va palier les limites formelles et budgétaires. Lorsque ces dramas sont bien dosés, le télépectateur les savourent toujours avec une satisfaction particulière, justement parce qu'ils réhabilitent l'originalité : ils osent tenter des choses et sont capables d'explorer et de repousser les limites de leur univers. C'est exactement ce que j'ai ressenti en visionnant &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Faisant preuve d'une réelle maîtrise narrative, cette série va se construire une tension psychologique prenante et efficace, dont l'intensité va aller &lt;em&gt;crescendo&lt;/em&gt; à mesure que la saison progresse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sa réussite tient tout d'abord à la manière dont elle s'approprie pleinement son concept : elle fait sienne les dynamiques propres à une émission de télévision, avec la dose de voyeurisme qui lui est inhérente. Mettant à profit sa durée relativement courte - une vingtaine de minutes par épisode - qui lui permet d'aller à l'essentiel, la structure de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; repose principalement sur le jeu mis en scène, son rythme dépendant de la succession de questions et de la montée des tensions. Si le drama laisse entrevoir les coulisses de l'émission, avec des interventions de la régie à chaque dérapage durant le direct, son cadre principal reste le plateau de télévision. En dépit de la présence du public, des millions de téléspectateurs derrière leur écran, c'est bel et bien sur un ressenti de huis clos que joue la série. Car &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; va être une histoire de face à face.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/thequizshowl.jpg&quot; alt=&quot;thequizshowl.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En effet, ce drama repose sur une double confrontation dont les enjeux ne sont révélés que progressivement. La première, la plus évidente, est celle qui naît entre le présentateur et chaque candidat. Si &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; suit un schéma presque invariable, nous faisant assister à la déstabilisation progressive de la &quot;victime&quot; du jour, pour la conduire à exposer spontanément ou non un terrible secret, chaque émission a ses particularités. Tous les candidats ne sont pas placés sur le même plan : pour certains, leur personnalité et l'acte commis font qu'ils ne peuvent connaître aucune forme de rédemption et le présentateur se montre sans pitié ; pour d'autres, l'émission sert de confession expiatoire, plaçant la personne devant ses responsabilités et l'obligeant à cesser de fuir. Capable de se renouveler, la série a l'habileté de ne jamais se laisser enfermer dans son concept. Elle n'est pas manichéenne, ni moralisatrice - les brèves conclusions du présentateur restent de simples chutes finales. De plus, elle va savoir jouer sur l'empathie du téléspectateur et ses nuances. Les sentiments que suscitent les différents personnages sont en effet très variables : certains sont sympathiques, tandis que d'autres apparaissent profondément antipathiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;De manière générale, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Quiz Show&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; ne se départit jamais d'une ambiguïté, incarnée par ses principaux protagonistes. C'est particulièrement perceptible dans la deuxième confrontation qui se construit en filigrane : celle du présentateur et du producteur. La série sait ici prendre son temps : elle dévoile une à une ses cartes, intrigant d'abord, puis construisant progressivement l'antagonisme qui lie les deux hommes. Ce fil rouge est bien dosé, se faisant de plus en plus pesant à mesure que la saison progresse et que l'on comprend que même le choix des candidats dépend de ce face à face. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; tiendra ses promesses, proposant une confrontation finale à la hauteur de la tension introduite. Elle l'orchestre de façon admirable sur les deux épisodes de fin. Elle respecte en plus jusqu'au bout les codes établis par les premières émissions, puisqu'il s'agit d'un affrontement, avec un voyeurisme expiatoire vengeur assumé, qui va remettre en cause les certitudes de certains et faire apparaître, dans la douleur, la vérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/thequizshowu.jpg&quot; alt=&quot;thequizshowu.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Sur la forme, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; tire partie de son budget limité et de son format relativement court pour entretenir la proximité avec le plateau de l'émission et les différences participants, contribuant ainsi au huis clos et à l'atmosphère si difficile à cerner de la série. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Dès le générique d'introduction, la chanson rock déchirante proposée (Paralyzed ocean, de Pay money to my pain) donne le ton : elle apparaît comme un écho parfait au cri de désespoir dont le drama se fait le récit. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Parfois pesant, pathétique, voire inquiétant, il y a une volatilité d'ensemble que la caméra va savoir capturer, grâce aux performances des acteurs. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; bénéficie en effet d'un convaincant casting. Une bonne partie de l'intensité de la série repose sur la performance énergique de &lt;em&gt;Katagiri Jin&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chojin Utada&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;), un acteur que je ne connaissais pas et qui m'a impressionnée dans ce rôle très particulier. Il a été capable de cerner toutes les ambivalences et facettes de son personnage, retranscrivant l'exubérance du présentateur, mais aussi ses failles, avec une interprétation ambiguë hantée par un douloureux passé inaccessible. Face à lui, on retrouve &lt;em&gt;Totsugi Shigeyuki&lt;/em&gt; (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Uta no Onii-san&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;) qui reste initialement cantonné à un rôle machiavélique en retrait, mais va être en mesure de se révéler dans les deux derniers épisodes de la saison. De plus, il faut noter que le drama accueille aussi son lot de guest-stars notables parmi les candidats des différentes émissions : on retrouve notamment &lt;em&gt;Yamamoto Koji&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Karei Naru Ichizoku&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) en chanteur has been, &lt;em&gt;Takahashi Mai&lt;/em&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mousou Shimai&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;) en mangaka ratée ou encore &lt;em&gt;Sato Jiro&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; (&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Uta no Onii-san, Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; en astrologue ambitieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i1148.photobucket.com/albums/o566/myteleisrich4/J-Drama/thequizshowp.jpg&quot; alt=&quot;thequizshowp.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bilan :&lt;/strong&gt; Drama intrigant et original qui entend exploiter sous toutes ses facettes le concept particulier qui est le sien, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;The Quiz Show&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; nous introduit dans une émission télévisée déstabilisante au sein de laquelle se construit une tension psychologique des plus prenantes. Plaçant en son coeur une double thématique de vengeance et d'expiation, il se caractérise par une admirable maîtrise narrative tout au long de ses douze épisodes, capable de prendre son temps pour poser ses enjeux et offrir une résolution à la hauteur des attentes. C'est vraiment une expérience réussie des plus intéressantes, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;qui sort de l'ordinaire dans le paysage des dramas japonais&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En résumé, une curiosité à découvrir !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;NOTE : 8/10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le début du premier épisode (avec le générique d'ouverture de la série) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
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